Plus aucun soldat belge ne surveille l'aéroport de Kaboul

Aurore Peignois avec Belga
| mis à jour

Le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a accueilli à l’aéroport de Melsbroek les derniers militaires belges chargés de la sécurité de l’aéroport de Kaboul.

  • (Belga)
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Cette mission de surveillance, assurée par un contingent belge depuis 2003, a pris fin le 30 septembre dernier avec le transfert de la responsabilité de la protection de l’aéroport international de Kaboul (KAIA), à un contingent multinational commandé par la Hongrie.

Au total, 7.804 militaires belges ont été assignés à cette tâche sur près de dix ans, avec un pic proche des mille personnes présentes en 2008 lorsque la Belgique était chargée du commandement de l’aéroport. Les militaires étaient relevés tous les quatre mois environ.

La majeure partie des forces de sécurité était déjà revenue en Belgique. Mercredi, à bord de l’A330 qui a atterri à Melsbroek, 54 militaires étaient directement impliqués dans la protection de l’aéroport de Kaboul.

« KAIA a joué un rôle clé dans la reconstruction du pays et les Belges ont contribué à l’amélioration de la vie des habitants », a indiqué Pieter De Crem.

Reconnaissant le côté « statique et peu facile » d’une mission exercée dans un contexte géographique « très exigeant pour les hommes et le matériel », le ministre et le général-major Henk Robberecht, un des responsables de l’état-major de la Défense chargé des opérations, ont rappelé que deux attaques-suicides avaient marqué le mandat du contingent belge à Kaboul.

Le 31 août 2007, quatre soldats avaient été légèrement blessés dans un attentat à la voiture piégée. La seconde attaque était survenue le 8 septembre 2009 et avait fait cinq blessés dans les rangs belges, dont un grave.

Toujours concernant les forces belges à Kaboul, un Belge était décédé d’une méningite bactérienne en août 2009.

Tous les Belges ne quittent cependant pas l’Afghanistan. Quelque 350 militaires sont encore sur le terrain, dont une cinquantaine à Kaboul au sein d’états-majors de l’ISAF, la force armée internationale de l’OTAN, ainsi que dans des écoles de l’armée nationale afghane (ANA).

Les Belges demeureront également – en principe jusque 2014, année du départ des forces étrangères – à Kunduz et Mazar-I-Sharif (nord) ainsi qu’à Kandahar (sud), respectivement pour la formation d’unités de l’ANA et pour mener des opérations aériennes au profit des troupes terrestres alliées.

Vos réactions

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2. Lapinos20 dit le 17/10/2012, 16:12

Bravo et merci à eux, une pensée à ceux qui restent jusqu'en 2014, espérons sans dégât et perte. J'espère avant pour eux et leur famille, sinon BDW dirait encore que c'est grâce à lui...2014

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