Basket : Charleroi gagne sur le fil le premier clasico

Stéphane Druart,Jean-Marie Petit
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Ostende a dominé au Spiroudôme où il a compté jusqu’à 13 unités d’avance, mais, de nouveau il n’est pas parvenu à plier son match (66-64). Liège a enchaîné face à Mons (74-71), Alost s’est imposé à Louvain (81-89) et Pepinster a été impuissant face à Anvers (81-94).

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Charleroi – Ostende 66-64

A défaut d’avoir un vrai meneur, Charleroi a fait valoir son caractère. Et Walsh affirmé qu’il est bien le joueur spectaculaire et décisif qui lui vaut de revenir au Spiroudôme, sous le charme de ce premier sommet adjugé à la dernière seconde !

Et pourtant, en attendant le retour de blessure de Steinbach et/ou un renfort, l’absence de meneur à Charleroi interpelle. Elle souligne un recrutement peu abouti, dont Jankovic n’était d’ailleurs toujours pas qualifié. Et elle le force d’autant à improviser que Foster, présenté comme le successeur de Mallet, se confirme hors-condition, ce qui laisse perplexe. Or, si Walsh ou Hamilton peuvent monter le ballon, le premier n’a pas de vista et le second pas (encore ?) la maestria. C’est le fil d’une première mi-temps remportée par Ostende 33-37, après avoir compté 5 unités d’avance à 16-21.

Une première occasion venait de passer pour le champion, qui retrouvait le finaliste des playoffs. Car les belles intentions collectives des Spirous s’étaient dissoutes, faute de patron. Mais Ostende n’en a pas profité, quand les défenses prirent le pas. À ce jeu-là, l’impact de « papy » Riddick reste déterminant. Si bien que sans l’échappée de Lojeski et l’accélération de Wright, Ostende, qui lança McLean à la place de Drobnjak (surnuméraire), ne se serait pas redressé à 28-23.

L’impression demeurait donc qu’Ostende, et son banc plus fourni malgré les forfaits de Van den Spiegel et Serron, présentait plus d’arguments. Surtout une fois Beghin affublé de 4 fautes, après 2 minutes de reprise. Les Spirous, improvisant, n’avaient plus que leur courage à opposer. Ils défendaient avec cœur, mais pliaient, conclut le coach Bozzi, qui lança Massot et Jadin à 37-48. Un choix payant. Car Ostende, depuis le début de saison, ne parvient pas à tuer les matchs qu’il contrôle : une deuxième occasion était passée, de 37-50 à 44-50 à la demi-heure.

S’ensuivit une foire aux ratés et un dernier quart aux allures de foire d’empoigne vu l’intensité de ce duel jamais comme les autres. Ostende, frustré (2 fautes techniques), resta paralysé. 8 minutes, mais Charleroi, porté par Jadin et Massot, peinait à raccrocher vu 4 lancers ratés. C’est Foster qui alluma 52-50. Ostende, à l’énergie, dont transpirait Wilkinson, accumulait les rebonds offensifs. Mais dans une fin de match aussi électrique qu’engagée, où Jadin par deux fois ramena l’égalité (57-57 et 62-62), c’est Walsh, l’homme qui veut toujours les ballons de match, qui adjugea d’un dernier tir magistral à 8 mètres ce premier « clasico » aux Spirous.

Liège – Mons 74-71

Avec dans l’effectif borain, pas moins de trois anciens « Rouches » parmi lesquels Muya et Bostic dont c’était le grand retour au Country-Hall, nul doute que l’on était en pays de connaissance à l’entame de cette partie. Ce qui n’empêchait nullement les deux équipes d’y aller franco d’entrée de jeu. Si les visiteurs esquissaient le premier pas de danse (2-5) la réplique de Bosco et Mukubu cinglait (8ème : 15-9). Il était donc temps pour Yves Defraigne de lancer l’ancienne âme du Sart-Tilman. Guy Muya y (re)trouvait instantanément ses marques pour ramener 15-14 et initier un chassé-croisé (10ème : 20-20). Au gré de rotations qui donnaient la part belle aux jeunes pousses, les deux équipes voguaient de conserve avant que deux erreurs de jeunesse de Hertay, promptement sanctionnées, ne propulsent les visiteurs à 26-30. Bien sûr, Bosco haussait-il le ton mais la précision était montoise et tant Taylor que Bostic faisaient la vie dure aux Principautaires (35-41). Il se trouvait pourtant à chaque fois quelqu’un pour répliquer et permettre de maintenir un quasi-équilibre au repos (20ème : 41-43).

Si Mons repartait sur un bon pied, les Mosans serraient les boulons en défense avec pour résultat immédiat un 14-4 bien tassé. De quoi les remettre en tête et relancer un suspense qui allait perdurer jusqu’au bout (39ème : 69-69). Mukubu enfilait alors sa tenue la plus clutch pour planter deux paniers décisifs qui permettaient à Liège d’empocher un deuxième succès à domicile.

Pepinster-Anvers 81-94

Battus la semaine passée à Alost et éliminé peu glorieusement en Coupe par une équipe de D2, les Anversois n'avaient plus que le choix de resserrer les boulons défensifs s'ils ne voulaient pas connaître une nouvelle défaite chez un adversaire toujours en quête de son premier succès. Et le moins que l'on puisse dire c'est que le message est bien passé, puisque lors des vingt minutes initiales les joueurs pepins n'eurent que très rarement accès à la raquette anversoise. Récupérant la plupart des déchets locaux, les Anversois les transformaient en reconversions offensives efficaces, soit en paniers faciles, soit en une incroyable adresse à distance (10 sur 18 à 3 pts), d'abord chez Biggs, puis Hopkins et enfin Mwema et Reed. De 13-16, le marquoir filait à 19-38 et 24-46, avant de freiner son affolement en vue du repos à 37-52 par des actions individuelles d'Alexandrov et Anderson. Mais le calvaire pepin reprenait de plus belle dès la reprise (37-62, 41-65) car Hopkins n'avait pas laissé refroidir sa main au vestiaire. Dans cette tourmente, seuls Green et surtout Alexandrov parvenaient à rivaliser d'adresse pour ramener Pepinster à 66-80. Un retour que le coach anversois Casteels avait vite fait de fustiger par un temps mort de remise au point et ainsi assurer à son équipe une fin de match somme toute assez tranquille (74-85).

Osez la rencontre !