Chefs-d’œuvre belges en vue chez De Vuyst
Un Panamarenko muséal, un dessin de Magritte, l’oeuvre maîtresse de Léon De Smet, plusieurs Spilliaert, Khnopff, Permeke, Claus, Wouters, De Bruycker… L’art belge à l’honneur à Lokeren.
Le catalogue regorge de trésors avec 731 lots en tout, d’Abramovic à Zhengjie, à tous les prix et pour tous les goûts. S’y retrouvent de grosses pointures – Botero, Dufy, Appel, Dali, Wahrol – et une très belle représentation belge, digne d’une leçon d’art dans nos régions.
Quatre œuvres de Léon De Smet (1881-1966) dont deux natures mortes, mais surtout cette magnifique Lecture, intimité, une grande toile estimée 480.000/600.000 euros. Must de la vacation, cette œuvre est longtemps restée dans la famille et a fait un moment partie de la collection J. Nellens (Knokke-Heist). Elle a été présentée dans de nombreuses expositions et est connue comme l’une des pièces capitales de Léon De Smet. Elle marque l’apogée de sa période pointilliste, dans les années 1910-11.
Ses couleurs féeriques, son raffinement, sa douceur chromatique et ses dimensions colossales lui confèrent un intérêt international avec une atmosphère qui n’est pas sans rappeler celle des œuvres de Le Sidanier.
A côté de cette pièce magistrale figure une toile très attachante représentant l’intérieur du pavillon chinois à Laeken en 1911, une année après son ouverture. Cette peinture témoigne d’un orientalisme raffiné que l’on ne retrouvera plus dans la carrière de l’artiste, à l’exception de quelques clins d’œil lorsqu’il insère des estampes japonaises dans ses natures mortes.
De Magritte à Panamarenko
Autre grand moment de la vacation avec ce dessin de Magritte réalisé aux crayons de couleur. Il montre un groupe de jeunes filles dans un tronc d’arbre (1945-46). Ce dessin repris dans le catalogue raisonné, appartient à sa « période Renoir » ou impressionniste. Il est estimé autour des 200/260.000 euros. Les moins nantis se tourneront vers les estampes, soit un lot de deux lithos en couleur (Arbre et grelot – Le sourire du diable, 1.200/1.400 euros) soit un album (Les enfants trouvés, 1968, douze lithos sur un poème de Scutenaire, 3.500/4.500 euros).
Plusieurs œuvres de Constant Permeke (1866-1952) dont une exposition est visible pour le moment à Bruxelles, émaillent la vente. Deux marines, un grand nu assis au fusain, un étonnant dessin de jambes au trait, mais surtout une œuvre très colorée qui sort du lot : une toile représentant La Moisson a été réalisée en 1917 alors que l’artiste était au Pays de Galles avec Georges Minne. Il y a peu d’œuvres de cette facture. Elle est estimée 50 /70.000 euros.
Tout l’univers de Panamarenko est là avec des dessins, des esquisses pour ses machines, une Poliste Bleue (automobile en caoutchouc, 1990), des impressions photos et surtout des machines volantes : sa Meganeudon et son Paradox, 1980-1986, un avion résistant au crash avec hélice en bois et corde, cabine conique en polyester, moteur, réservoir, cylindre contenant un parachute décoré de volutes rouges et vertes (estimation 130/180.000 euros). Parmi les autres artistes belges, on peut encore citer dans le désordre Bram Bogart, Thierry De Cordier, Roger Raveel, Jo Delahaut, Paul Van Hoeydonck, José Vermeersch ou Berlinde De Bruyckere.
Vente le 27 octobre à 14 et 20 h.
De Vuyst, Kerkstraat 22-54- 9160 Lokeren – www.de-vuyst.com







