Trilogiport, vivier pour la Basse-Meuse

Créée pour amortir l’impact de la fermeture de Chertal, Basse-Meuse Développement fait un premier bilan. Le taux de chômage s’est stabilisé mais reste trop élevé, comparé à celui de la Région.

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Motiver l’entreprenariat, aider les sans-emploi à se former et trouver un job, identifier et soutenir des activités de développement économique… Depuis dix ans, l’ASBL Basse Meuse Développement tente de contrer les pertes d’emploi liées à la fermeture de la phase à chaud de la sidérurgie liégeoise. A l’époque de sa création, en 2005, les trois principales communes (Herstal, Oupeye et Visé) estimaient à 1.200 le nombre d’emplois concernés en Basse-Meuse par cette fermeture.

« Le travail de BMD a, en partie, permis d’augmenter de 16 % entre 2005 et 2013 le nombre d’entreprises actives, en ce compris les indépendants et les commerces, dans les trois communes pionnières, explique Frédéric Daerden, bourgmestre de Herstal et président de l’ASBL. Malgré les restructurations dans la sidérurgie, l’évolution du chômage est restée stable notamment grâce aux 2.000 emplois créés aux Hauts-Sarts entre 2005 et 2015. Mais avec un chômage de 13 % (à comparer aux 11,5 % de la Région), il y a encore des efforts à faire ».

Un des projets pourvoyeurs d’emplois est le Trilogiport. « Nous comptons bien aider les bassimosans à accéder à ces 2.000 emplois promis sur le site », poursuit Frédéric Daerden dont la ville va accueillir le pôle emploi de la Basse-Meuse dans d’anciens locaux administratifs, à côté de la piscine de Herstal. Avec un renfort des équipes du Forem et de la Mission régionale pour l’emploi, ce pôle emploi devrait constituer un service étoffé pour quiconque cherche du travail, en ce compris les personnes exclues du chômage et envoyées au CPAS. Des antennes existeront à Bassenge, Visé et Oupeye.

BMD a également initié le projet de « Cité mécanique ». Un lieu de valorisation des savoirs faire mécaniques des entreprises de la région liégeoise où le monde de l’enseignement sera invité à se frotter aux réalités de l’entreprise et ce alors qu’il y a pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur. La Cité des métiers – en gestation au Val Benoît – est associée à la Cité mécanique qui sera un centre associé. Quant à la localisation, un espace a été retenu au sein du projet immobilier privé « Pré Madame » qui consiste à transformer en logements, crèche et bureau les anciens halls industriels de la FN Moteurs. La Province, via Liège Europe Métropole, a d’ores et déjà libéré un subside de 1,1 million pour la Cité mécanique. Reste à trouver des financements pour l’équipement et le fonctionnement…

La Basse-Meuse c’est aussi des villages semi-ruraux. BMB a remis un dossier dans le cadre du programme européen de développement rural « Leader » et espère obtenir un financement de 1,7 million d’euros. « Nous visons la création d’un GAL (Groupe d’action local) pour notamment améliorer la mobilité entre villages – les modes doux en particulier – et valoriser les produits locaux via les circuits courts », explique Luc Lejeune, échevin à Visé.

Enfin, BMB reste attentive à la reconversion du site de Chertal prise en charge par le GRE et la Foncière liégeoise. Nous travaillons en collaboration avec l’AWEX et la SPI pour essayer d’y attirer un investisseur étranger, conclut Frédéric Daerden.

 

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