L’ASBL Green Halal lance une campagne de sensibilisation pour l’Aïd-el-Kebir

Des moutons roux ardennais bio seront proposés lors de l’Aïd-el-Kebir. © Xavier Janssens.
Des moutons roux ardennais bio seront proposés lors de l’Aïd-el-Kebir. © Xavier Janssens. - Xavier Janssens

La fête du sacrifice ou Aïd-el-Kebir se tiendra le 1er  septembre. A cette occasion, Green Halal, une ASBL bruxelloise, lance une campagne de sensibilisation baptisée« En route vers une fête du sacrifice éco-responsable », afin d’encourager les consommateurs à prendre en compte l’aspect éthique et environnemental qui accompagne le sacrifice rituel du mouton. « Nous ne voyons pas par exemple dans les boucheries traditionnelles une traçabilité de la viande, d’où elle provient, comment elle a été sacrifiée. On n’incite pas les gens à consommer de la viande autrement, c’est-à-dire de manière raisonnée. On sait que la viande a de l’impact sur l’écologie et la santé. Nous voulons revenir à cette éthique de consommation », nous dit Mériame Najjari, de l’ASBL Green Halal.

Sur son site internet, l’association a publié une check-list qui reprend les différents conseils allant dans ce sens. Par exemple, Green Halal préconise le choix d’une bête rustique, locale et biologique. « Nous encourageons également le partage d’une bête entre plusieurs ménages. »

L’idée semble séduire puisque la page Facebook de Green Halal compte déjà près de 3.000 abonnés. Dans l’esprit d’une fête du sacrifice plus respectueuse de l’environnement, Green Halal propose de fournir des moutons bio. « Nous sommes en contact avec une éleveuse qui se trouve du côté de Chimay. Nous proposons des moutons bio de race roux ardennais, une race locale », confirme Mériame Najjari.

La viande est certifiée bio et soumise à des règles strictes d’élevage, d’alimentation et de soins qui doivent être apportés aux animaux. « Nous sommes aussi très sensibles à la façon dont le sacrifice va être réalisé le jour de la fête. Nous demandons à l’abattoir que le sacrifice de nos animaux soit fait en premier, qu’ils ne se voient pas entre eux et que les animaux soient sacrifiés un par un. Les préceptes rituels seront évidemment respectés. C’est un sacrificateur qui travaille avec l’abattoir qui procédera à l’abattage », détaille Mériame Najjari.

Le sacrifice sera également réalisé à proximité de l’élevage afin que le trajet, qui est source de stress pour les moutons, soit le plus court possible. Infos et commandes sur le site greenhalal.be.

Aïd 2017

Aucun dispositif d’abattage n’est prévu

Les membres de la communauté musulmane de Bruxelles qui souhaitent sacrifier un mouton pour l’Aïd-el-Kebir, prévu cette année début septembre, risquent de ne pas pouvoir respecter leur tradition. La Région a décidé de ne plus proposer de site d’abattage mobile et les communes disent ne pas avoir les moyens (financiers et légaux) d’en mettre en place.

En effet, une directive européenne interdit à présent l’abattage sans étourdissement dans les abattoirs temporaires. L’année dernière la Région avait mis en place un abattoir modulaire, qui permettait de respecter cette directive. Les communes, elles, n’ont pas les moyens de proposer un tel mécanisme.

A près d’un mois de l’Aïd, il semblerait que les fidèles bruxellois ne pourront donc pas faire abattre de mouton près de chez eux. C’est la première fois depuis quinze ans que cela se produit. La décision aura également été influencée par la débâcle de l’année passée. Pour rappel, c’est la Région qui pour la première fois se chargeait d’organiser l’abattage rituel. La société désignée n’avait pas été en mesure d’assurer les livraisons à temps. La Région avait d’ailleurs décidé d’indemniser les fidèles lésés et de ne plus organiser l’abattage rituel.

J.C. et MH

 
 
 
 
 
 

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