Charleroi confirme ses progrès aux dépens d’un Anvers insipide

Stephane Druart
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La 4e journée de championnat s’est ouverte sur un 3e succès de rang des Carolos, toujours propulsés par Walsh : 70-53. Ce fut un petit match, avant le derby entre Pepinster et Liège qui se joue ce vendredi.

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Charleroi – Anvers 70-53

Si Charleroi se cherche encore un vrai distributeur, Anvers attend désespérément le retour de blessure de Black. Car le destin de ces Giants dépend toujours autant de leur patron. qui ne voulait plus jouer sous les ordres du coach Casteels, mais qui était sous contrat.

Faut-il y voir un lien avec le statut privilégié d’Hopkins, qui s’est lui empressé de rempiler ? Toujours est-il qu’il fallut à Anvers une mi-temps pour se rappeler que le basket se jouait à cinq ! C’est d’ailleurs à n’y rien comprendre car autant le coach Casteels est un fanatique du jeu collectif à la tête de l’équipe nationale autant il ne bride jamais son joueur fétiche, même quand celui-ci réduit ses équipiers à des spectateurs passifs : 3 tirs inscrits sur 13 et une passe… comme meneur !

Si Charleroi menait de 10 unités à la pause (40-30), c’était donc amplement mérité. Car lui cherchait à investir son collectif. Même Foster apparaissait nettement plus affûté, tandis que les Spirous en général confirmaient qu’ils trouvent progressivement l’alchimie. Tout le contraire d’Anvers donc : à croire que les Giants sont obligés de tenter leur chance dans les 10 premières secondes de possession. Ils avaient pris 13 tirs de plus que Charleroi ! Une sélection discernement qui empêchait tout repli défensif et qui motiva Wlash, de nouveau transcendant, à punir Anvers de contre-attaques fulgurantes.

Bref, il faudra expliquer aux pivots Love, agressif en fin de match tant il était frustré, De Zeeuw, Thondique et Driesen pourquoi ils ont été engagés, si ce n’est pour gober des rebonds et rapidement se défaire du ballon au profit d’ailiers aussi égocentriques. Là où, à l’inverse, le jeune Serbe Jankovic, qui étrennait sa première cape, dut se dire qu’il n’était pas mal tombé, et heureusement car il s’est engagé pour 5 ans, tant ses équipiers lui permirent de se présenter sous un jour prometteur, mobile, costaud et sans complexe face à Love.

On ne sait pas si le coach Casteels réserva un de ces coups de colère dont il a le secret à son vestiaire, mais on perçut enfin à la reprise une volonté de jouer collectivement au sein de son équipe. Plus disciplinés et durs en défense, les Giant bousculèrent Charleroi. 3 minutes : 40-35. Mais pas davantage car c’est le moment que choisirent Foster (6 pts dans le 3e quart) et Walsh (9) pour donner un coup de reins. Et malgré les 10 fautes d’Anvers, qui exprimaient son impuissance à contenir les Spirous à la régulière, cela ôta tout suspens dès la demi-heure (59-44) à ce match qui soulignait combien les Giants, « débarrassés » d’Hopkins pour 5 fautes dès 59-45, sont étonnamment désunis.

Tout au plus, Charleroi dut donc rester sérieux et appliqué, dans un Spiroudôme particulièrement clairsemé, ce qui tend à démontrer que le public belge n’est pas prêt à suivre le calendrier débridé imposé par Belgacom, pour aligner sa troisième victoire d’affilée en 4 matchs de championnat.

Osez la rencontre !