Un dernier tour à la Biennale du design
La Biennale internationale de design de Liège ferme ses portes ce week-end. Petit tour des points forts de l'évènement. Quelques nouveautés ont été instaurées cette année.
Ce week-end se clôturera la 6ème édition de la Biennale internationale du design de Liège, placée sous le thème « Reciprocity » (lire ci-contre). Il reste donc trois jours pour (re)découvrir les 24 expositions, gratuites, de l’événement ou en tout cas, les points forts à ne pas manquer…
Cette année, la biennale décline quatre expositions centrales. L’espace Saint-Antoine du musée de la Vie wallonne présente Mémorabilia. Une expo de 60 objets faisant appel au souvenir. Ici des Chaises d’école design empilées, là des assiettes en porcelaine, plus loin des urnes funéraires que l’artiste a agrémentées de dessins rappelant une passion du défunt. On aurait presque envie de repartir avec certains objets, comme ce mégaphone, aux formes traditionnelles, servant de baffle pour un Iphone.
Au Grand Curtius, Kidsdrivendesign expose le résultat d’ateliers réalisés par des enfants sur le thème du transport de l’eau. Sur base de leurs idées et prototypes, le designer Michaël Bihain a développé trois objets, notamment une série de verres qu’on empile pour laisser glisser l’eau. L’expo est également agrémentée de grosses boules sur lesquelles sont projetées des vidéos des enfants.
De l’autre côté de la Meuse, l’espace B9 de l’Institut Saint-Luc présente Craft & Industry, fruit du travail du designer Gabriele Pezzini. L’artiste s’est attaché à évaluer la part, en pourcentage, d’industrie et d’artisanat d’une série d’objets. De l’autre côté de l’espace, sont étalés des objets de collection en aluminium, matériau qui s’est développé au Japon quand, après la seconde guerre mondiale, les carcasses d’avion ont été recyclées et transformées en objets quotidiens. L’expo est complétée par deux vidéos montrant la confection d’un fauteuil artisanal aux allures industrielles et de foulards de soie industriels aux allures artisanales…
À Lambert-Lombard, autre pôle de la faculté d’architecture de l’ULg, l’expo Welcome to Saint-Gilles montre le travail de huit écoles de design de l’Euregio. Leurs étudiants ont imaginé de petites interventions à mettre en place dans ce quartier. L’objectif ? Recréer un dialogue, qui s’est perdu, entre les habitants et réduire le sentiment d’insécurité… Toutes leurs idées ont été écrites et illustrées, une par une, sur des petites cartes que le public peut emporter. La partie design de l’expo réside dans les grands panneaux en bois exposés sur les côtés de la salle. Ceux-ci illustrent les idées des étudiants et les assemblent dans un souci de cohérence.
Autour de ces quatre expositions principales gravitent près d’une vingtaine d’expos satellites. Parmi celles-ci, on retiendra notamment « Métamorphose » chez Les Brasseurs. Cinq artistes invitent le public à pénétrer dans un imaginaire illusoire qui se matérialise par des salles sombres ponctuées de formes géométriques en 3 dimensions ou de larges panneaux sur lesquels sont projetées des images informes en mouvement. Le tout au son d’une musique rythmée et vierge de toutes paroles. Le visiteur est également invité à entrer dans de petites cabines où il peut contempler sa propre image (comme dans un photomaton) ou un plafond d’images en mouvement.
Quelques dizaines de mètres plus loin, la Galerie Les Drapiers fait la part belle aux jeux de cartes, dont les codes et le graphisme ont été revus. Aux murs, les dessins originaux, sur les tables, les jeux complets, générateurs de liens sociaux. L’expo, si on le souhaite, se transforme en salle de jeux. Dernier rendez-vous à épingler : le débat, ce samedi, « Réinventer Liège » à l’espace Saint-Antoine, axé sur le thème de la mobilité. L’occasion d’échanger son point de vue avec des acteurs culturels et des personnalités liégeoises sur une question sensible en cité ardente.


