« La filière de traitement des déchets est désormais optimale »

Xavier Attout
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L'IBW a inauguré son centre de tri de Mont-Saint-Guibert. Celui-ci clôture aussi une saga de dix ans et met fin à une irrationalité environnementale et économique. L'investissement s'élève à 10 millions d'euros.

  • Le centre de tri des déchets de Mont-Saint-Guibert, inauguré mardi par l’Intercommunale du Brabant wallon, clôture une saga de dix ans et met fin à une irrationalité environnementale et économique. © René Breny.
    Le centre de tri des déchets de Mont-Saint-Guibert, inauguré mardi par l’Intercommunale du Brabant wallon, clôture une saga de dix ans et met fin à une irrationalité environnementale et économique. © René Breny.

En matière de traitement des déchets, le Brabant wallon est désormais arrivé au sommet au niveau économique, technologique et organisationnel. On ne peut pas faire mieux ! » Le président de l’Intercommunale de Brabant wallon, Bernard de Traux de Wardin, avait le sourire aux lèvres ce mardi matin lors de l’inauguration du nouveau centre de transfert et de prétraitement des déchets ménagers, situé au cœur de la sablière de Mont-Saint-Guibert. La satisfaction d’enfin voir une longue saga toucher à sa fin (voir ci-contre). Et une admiration devant ce nouvel outil qui permet à l’IBW de faire un grand pas en avant environnemental tout en apportant le chaînon manquant à sa filière de traitement des déchets.

Pour rappel, jusqu’il y a peu, les ordures ménagères et les encombrants du centre et de l’est de la province (30.000 tonnes/an) filaient à la décharge de Mont-Saint-Guibert. Une situation interdite depuis le 1er janvier 2008 pour les ordures ménagères et depuis le 1er janvier 2010 pour les encombrants. Résultat : tous les déchets du Brabant wallon sont acheminés depuis cette date vers l’incinérateur de Virginal (Ittre), une usine de valorisation énergétique. « Une aberration environnementale et financière, lance Bernard de Traux de Wardin. Nous ne pouvions continuer à envoyer les petits camions de ramassage du centre et de l’est du Brabant wallon, soit 15 communes, à l’autre extrémité de la province. D’où l’importance de créer un centre de tri et de broyage à Mont-Saint-Guibert. Cela nous permet de réduire le nombre de trajets de 50 % (NDLR : 1.650 camions/an) et d’économiser 75.000 litres d’essence ! »

Cet outil a trois missions : rassembler les ordures ménagères pour les acheminer vers Virginal dans des camions plus importants ; broyer les encombrants du Brabant wallon ; et faire office de site de stockage si l’usine de Virginal tombe en panne.

L’IBW attend des subsides

Si l’on détaille un peu le travail des ouvriers de Mont-Saint-Guibert, ils traiteront premièrement les 13.000 tonnes annuelles d’encombrants. Elles seront broyées avant de subir un profond déferraillage et d’être mélangées avec les ordures ménagères, de manière à obtenir un produit homogène au pouvoir calorifique optimal. Des semi-remorques les achemineront ensuite vers Virginal. Ajoutons que cette dernière usine transforme la chaleur produite par combustion en énergie électrique, permettant de satisfaire les besoins de 6.500 ménages.

Pour l’heure, le centre de tri fonctionne déjà à plein régime. Reste à régler la question des subsides. « L’investissement s’élève à 10,2 millions d’euros, hors TVA, mais il n’a bénéficié d’aucun subside régional. Et ce, malgré une demande rentrée en 2010, regrette Bernard de Traux de Wardin. Nous n’avons reçu qu’une prise d’acte. Nous ne désespérons pas de voir notre dossier se débloquer dans les prochains mois ! »