L’Opéra et l’Orchestre philharmonique à Paris
L'ORW et l'OPRL se sont produits ce mercredi à Paris. En soutien à Liège Expo 2017. L'occasion aussi, à 20 jours du vote, de rencontrer les représentants des pays membres du BIE.
A Paris
L’Opéra royal de Wallonie (ORW) et l’Orchestre philharmonique royal de Liège (OPRL) à l’affiche d’une seule et même soirée de concerts. Il fallait aller jusqu’à Paris ce mercredi soir, au Théâtre des Champs-Elysées, pour y assister. Un événement unique mis sur pied expressément en soutien à Liège Expo 2017.
Dans la compétition qui oppose la ville d’Astana (Kazakhstan) à Liège, l’objectif de cette dernière manifestation liégeoise de grande ampleur paraît clair. « Nous devons jouer sur nos atouts, notamment au niveau de la culture, affirme le bourgmestre liégeois Willy Demeyer. Il n’y a pas d’autre ville en Europe qui possède deux pareilles institutions. »
En réalité, raconte Jean-Pierre Rousseau, directeur général de l’OPRL, l’idée de base était de se rendre en Corée du Sud, où a lieu actuellement l’exposition internationale. « Mais c’était trop cher, ça n’a pas pu se faire, avoue le directeur. Je me suis dit qu’on ne pouvait pas en rester là, j’ai donc proposé d’aller à Paris. » Lieu où se trouve le siège du Bureau international des Expositions (BIE).
Ce mercredi, le concert s’est ouvert avec la voix de Sophie Karthäuser, soprano de renommée mondiale et originaire de Malmedy, accompagnée par l’Orchestre philharmonique. Les musiciens ont ensuite poursuivi avec la symphonie en ré mineur du compositeur César Franck, natif de… Liège. Avant de laisser la place à l’orchestre et aux chœurs de l’Opéra (lire ci-dessus). « On a choisi de ne pas mélanger les orchestres pour montrer la vraie valeur de chaque institution, souligne Stefano Mazzonis, directeur de l’ORW. De plus, le thème de l’expo, c’est « connecting people » et le vrai langage universel qui connecte tout le monde, c’est la musique ! »
Après le concert, les artistes ont été longuement applaudis par un public de 1.500 personnes. « Ce soir, on a réalisé quelque chose que nos concurrents ne pourront pas faire, se réjouit Jean-Pierre Rousseau. J’espère que ça pourra convaincre les délégués des pays membres du BIE. » Car ce mercredi soir, plus de 200 représentants diplomatiques étaient présents. À une vingtaine de jours du vote qui élira la ville organisatrice pour l’expo universelle de 2017, ce double concert était l’occasion de rencontrer et convaincre les différents pays membres du BIE.
« Je suis à Paris depuis deux jours, avec le directeur de Liège Expo 2017, Jean-Christophe Peterkenne, explique Michel Foret, gouverneur de la Province de Liège. On rencontre les différents interlocuteurs afin de remporter leur adhésion. C’est un processus infiniment diplomatique, très poli mais très réservé. Il n’y a qu’une minorité de représentants qui annoncent clairement leur position, ça reste l’engagement de tout un gouvernement. » « On sait qui est là ce soir, ajoute Willy Demeyer, on se répartit le travail. » Mobilisation donc pour la candidature belge. Divers élus locaux, le ministre wallon Philippe Henry, notamment étaient présents ce mercredi. De nombreuses entreprises belges avaient également fait le déplacement. Le couple princier avait aussi fait l’honneur de sa présence.
Vote le 22 novembre
Pour cet événement clé, la Ville de Liège a investi 90.000 euros, le comité Liège Expo 2017 devrait dégager le même montant. Les acteurs du dossier savent que des paramètres extérieurs (géopolitiques, économiques…) à la candidature des deux villes en lice rentreront en ligne de compte lors du vote du 22 novembre mais ils se montrent optimistes. « Le maximum a été accompli mais il faudra se battre jusqu’à la dernière minute », lâche Michel Foret. « Tout le pays s’est mobilisé, des citoyens aux sommets de l’État. Faire plus que ce qu’on a fait était difficilement envisageable », ajoute Jean-Christophe Peterkenne.








