La taxe sur les transactions financières doit faire partie de réformes européennes, estime Michel

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La taxe sur les transactions financières (TTF) doit faire partie de réformes économiques plus larges, au niveau européen, a estimé mardi le Premier ministre belge Charles Michel avant une rencontre avec son homologue luxembourgeois Xavier Bettel et le président français Emmanuel Macron.

Les négociations sur cette taxe, lancées en 2013 par dix pays européens, bloquent depuis des mois. La TTF, aussi appelée taxe Tobin, vise à prélever 0,1% sur les transactions en actions et obligations et 0,01% sur les produits dérivés.

« Une harmonisation de la fiscalité européenne »

Charles Michel s’est redit favorable, mardi, à une telle taxe, mais elle doit s’inscrire dans un contexte plus large. «Je ne veux pas une taxe simplement pour taxer», a-t-il souligné auprès de la presse belge. Le débat doit selon lui porter sur une harmonisation de la fiscalité européenne. Il s’agirait de «moins taxer le travail et ceux qui le créent» et d’aller vers «plus de fiscalisation des revenus différents», comme ceux générés par la spéculation.

Le Premier ministre belge avait porté le sujet à la table des chefs d’Etat et de gouvernement, en juin dernier, et il avait reçu le soutien du président français. Emmanuel Macron avait pointé la perspective du Brexit- la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne - pour inciter à la prudence face à une telle taxe.

 
 
 
 
 
 

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