Etes-vous plutôt chaise violon, porcelaine chinoise, art moderne ou art ethnique ?
L’argenterie y est présente, la porcelaine, les arts décoratifs, les bijoux aussi avec un « pendentif » de Picasso, orné d’une tête de taureau, en or jaune 23 carats. Cette pièce de 5 cm de diamètre et d’un poids de près de 32 grammes porte une estimation de 5 à 7.000 euros.
Quelques beaux meubles sont de la partie, avec un très élégant bureau de dame, que les marchands avaient un moment attribué à Ruhlmann avant de se rétracter. N’empêche, la pièce est jolie, en bois exotique, de style Art Déco avec de délicats pieds terminés par des sabots d’ivoire. Elle s’ouvre par deux petits tiroirs en ceinture et est couverte d’un cuir marqué de feuilles stylisées. Ce travail français estimé 4 à 6.000 euros devrait séduire les amateurs par sa sobriété raffinée. On remarquera également deux tables d’Ado Chale et quelques pièces design.
De la sculpture
à la peinture
Relevant davantage de la sculpture bien qu’il s’agisse d’une chaise (en bronze), la Chaise violon d’Arman (1928-2005) porte une estimation de 2.800 à 3.600 euros. Cette chaise de l’artiste franco-américain que l’on connaît surtout pour ses accumulations et ses interventions dans les espaces publics, reprend un de ses objets cultes qu’il a déformé, transformé, multiplié, découpé, recomposé… au même titre que les violoncelles, les automobiles et autres pianos ou contrebasses.
Encore une pointure internationale à l’honneur avec une aquarelle de Zadkine figurant deux femmes cubistes. Cette œuvre sur papier d’un artiste surtout connu pour ses sculptures, témoigne de sa participation au mouvement cubiste (estimation 15 à 20.000 euros). Pour un montant similaire, on devrait pouvoir acquérir un petit nu debout traité au lavis par Kees Van Dongen.
Au rayon des Belges, notons un petit dessin au crayon et au fusain grouillant de personnages par Ensor. Pour cette séduisante étude du maître ostendais, il faudra débourser 3.500 à 5.000 euros. Parmi les œuvres incontournables de ces enchères, relevons ce magnifique Coucher de soleil, qu’Emile Claus peignit lors de son exil à Londres pendant la première guerre mondiale (estimation 35 à 45.000 euros). Avec cette toile, l’artiste qui a de nombreuses œuvres dans les musées belges, fait preuve de douceur, de sérénité et d’une qualité de lumière vibrante et digne de celui que l’on qualifia de peintre du soleil.
Les œuvres de Walter Leblanc vibrent mais autrement puisque l’artiste belge est un acteur important de l’art cinétique et optique. Il utilise la torsion dans ses sculptures mais également dans ses Twisted strings, des fils de coton torsadés tendus sur la toile en configuration géométrique. Les tons monochromes sont généralement noir ou blanc, comme c’est le cas ici. Une autre œuvre sur papier de Leblanc témoigne de ses fréquentes compositions géométriques de triangle, cercle et carré pour créer de nouvelles formes (ici, Triangle blanc, 1979, 4 à 6.000 euros). Voilà un aperçu sommaire parmi les 550 lots que comporte cette vente où Saverys croise Webb, Astuguevielle, Gallé ou Moeschal.
Hôtel de ventes Vanderkindere, chaussée d’Alsemberg 685-687-1180 Bruxelles – www.vanderkindere.com







