Le service hivernal activé à la mi-novembre
Près de 250 ouvriers communaux seront,sur base volontaire, affectés au déblayage des voiries cet hiver. Les réserves de sel, reconstituées pour grande partie grâce à la Province, seront largement suffisantes.
Mieux vaut prévenir que guérir : bien que le thermomètre reste calé sur 5 degrés aux heures les plus froides de la nuit, la Ville de Liège activera son service hiver dès lundi 12 novembre. Des équipes de volontaires presteront alors des services de garde à domicile, prêts à fondre sur le Trou Louette – le site du parc automobile communal, à Bressoux – au premier flocon de neige.
Mobilité. Deux cent mille véhicules à gérer chaque jour et un peu plus d’usagers de transports en commun, des hôpitaux machiavéliquement ancrés sur les hauteurs de la ville, 600 kilomètres de voiries à dégager : « Nous avons besoin d’hommes, de matériel, de sel et d’une organisation sans faille », résume l’échevin liégeois des Travaux, Roland Léonard.
Sel. Les remèdes d’hier font encore autorité aujourd’hui : jusqu’à moins six degrés, rien ne vaut le chlorure de sodium. Et les stocks constitués l’an passé ayant à peine été entamés, il y a de quoi voir venir : 3700 tonnes de vrac pour les épandeuses, 250 tonnes en sacs pour l’épandage manuel et pour approvisionner les bâtiments publics, à commencer par les écoles.
Deux circuits. Parce que 600 kilomètres de voiries ne se dégagent pas en deux coups de pelle à neige, ce tracé a été scindé en deux itinéraires. Le premier, qualifié de prioritaire, a été lui-même découpé en sept tronçons d’une trentaine de kilomètres chacun et qui dès le petit matin, sont livrés aux épandeuses. Il faut deux à trois heures à chaque conducteur pour sa tournée.
Matériel. Dix-neuf épandeuses sont disponibles : dix, d’une capacité de 5 mètres cubes, pour les circuits prioritaires, les neuf autres pour les voiries de moindre importance. Certains de ces engins ont été pourvus d’une lame pour décoller neige et glace.
Personnel. Priorité aux entrées et sorties de la ville, aux accès vers les hôpitaux, aux parcours des autobus : lorsque la phase urgente du service hiver est déclenchée, 12 agents sont en permanence affectés au déblaiement de ces voies express. « Ils prennent généralement leur service vers cinq heures, reprend l’échevin des Travaux. Chaque équipe travaille une semaine, du lundi au lundi, puis prend deux semaines de repos. Ils sont une quarantaine affectés à cette tournée prioritaire, auxquels il faut ajouter les hommes en charge des autres voiries et qui sont répartis dans les divisions territoriales. Soit un total de 250 personnes environ pour ce service hivernal. »
Prévention. « Les réserves communales de sel sont réservées aux pouvoirs publics », rappelle l’échevin. Les particuliers, qui ont l’obligation de dégager au moins le morceau de trottoir qui fait face à leur habitation, doivent donc constituer leurs propres réserves de chlorure de sodium. Lorsqu’ils habitent une rue pentue, ils peuvent être aidés par les 130 bacs à sel aménagés en bord de voirie. « Mais ces bacs sont réservés aux riverains, ce ne sont pas des distributeurs en libre-service ! »







