Le crématorium répond à l’attente

Jean-philippe De Vogelaere
Mis en ligne

Le crématorium tablait sur l’accueil de 800 familles lors de sa première année d’exploitation… Entre celles d’Uccle et de Gilly, les installations de Court-Saint-Etienne sont donc une réussite. L’Intercommunale du Brabant wallon prévoit un samedi de découverte pour le public.

  • Le « Champ de Court » est installé dans un écrin de verdure. Le public pourra s’en rendre compte lors d’une journée portes ouvertes organisée ce samedi 10 novembre. © IBW.
    Le « Champ de Court » est installé dans un écrin de verdure. Le public pourra s’en rendre compte lors d’une journée portes ouvertes organisée ce samedi 10 novembre. © IBW.

Huit cents familles en un an, tel était l’objectif de l’Intercommunale du Brabant wallon (IBW) en inaugurant le 16 novembre 2011 le crématorium « Champ de Court » à Court-Saint-Étienne. Et visiblement, l’installation aménagée entre Uccle et Gilly répond à l’attente puisque ce sont déjà 1.250 familles qui ont fait appel à l’infrastructure.

« Nous accueillons des familles endeuillées du Brabant wallon bien entendu, mais aussi du nord de Namur et du côté d’Overijse, note Jean-Paul Fievet, devenu fin mai directeur du « Champ du Court » après avoir œuvré pendant vingt-cinq ans dans une entreprise pharmaceutique mais dont les parents ont travaillé dans leur entreprise de pompes funèbres. Et ce qu’il faut surtout noter, c’est qu’environ trois cents d’entre elles ont opté pour une dispersion des cendres dans notre parc cinéraire. Les autres urnes ont été conduites dans les cimetières ou au domicile des familles pour celles qui en avaient fait la demande à l’État civil lors de la déclaration de décès. Nous avons aussi quelques familles qui ont opté pour notre columbarium. »

Le crématorium « Champ de Court » entend tout mettre en œuvre, selon la philosophie développée par le premier directeur, Thierry de Schrevel, pour que les familles soient reçues avec le respect et la sérénité que nécessite leur situation. Et Jean-Paul Fievet de préciser : « Nous voulons humaniser ce qui reste le moment le plus douloureux dans la vie d’une famille. D’autant plus lorsque nous avons affaire à un deuil d’un enfant ou d’un parent dont les enfants prennent la parole lors de la cérémonie. Même si toutes les cérémonies sont difficiles, il s’y dégage une charge émotionnelle encore plus importante qu’il importe d’accompagner au mieux. Les avis des proches des défunts et des entreprises de pompes funèbres nous confortent dans l’idée que nous atteignons cet objectif. »

Découverte des installations

Ce samedi 10 novembre, de 10 h à 14 h, une journée portes ouvertes est prévue pour permettre au public de découvrir toutes les installations sises au nº1 de la drève Goblet d’Alviella (accès via la rue Defalque). Cela va des salles de cérémonie à la cafétéria en passant par les trois centres de crémation (fours). L’an passé, 700 personnes y avaient pris part.

« Une des questions qui revient concerne les métaux précieux qu’on retrouverait, avoue Jean-Paul Fievet. Nous n’en avons pas encore beaucoup récolté, mais il est prévu que les bijoux éventuels soient recyclés et que l’argent ainsi récolté aille à une association caritative. L’autre préoccupation concerne les éventuelles pollutions. Nous tenons à rassurer tout le monde puisque des filtres sont prévus. On n’envoie que de la vapeur d’eau dans l’atmosphère. Pas de dioxine donc, ni de métaux lourds. »