Chassepierre aura 40 ans et le fête toute l’année

Eric Burgraff
Mis en ligne

Le 25 août 1973 naissait le festival de Chassepierre. D'abord journèe de la poésie, puis fête des artistes et des artisans avant d'être le festival de théâtre de rue bien connu. Quarante journaux vont raconter ce parcours.

  • C’est depuis une vingtaine d’années que le festival de théâtre de rue anime les rues de Chassepierre à l’occasion de sa fête. © frédéric Humblet.
    C’est depuis une vingtaine d’années que le festival de théâtre de rue anime les rues de Chassepierre à l’occasion de sa fête. © frédéric Humblet.

Quel point commun entre Jean-Pierre Bissot, les Troubadours de Chenois, Jean Mergeais, Maurice Pirotte ou le chanteur-sculpteur Jacques Mercier ? Ils font partie, avec bien d’autres artistes, des pionniers du festival de Chassepierre. Et ils ont eu pour commun dénominateur la Florenvilloise Marie Fizaine. C’était voici tout juste 40 ans, au début des folles années 70 donc, où tous les rêves étaient encore permis. C’était le temps du « Temps des cerises », le temps des centres culturels balbutiants, le temps aussi des projets de barrages sur la Lesse, sur la Semois…

Marie Fizaine qui affiche aujourd’hui huit décennies au compteur était une pionnière : négociante en « produits naturels » (on ne disait pas encore bio) elle a aussi jeté les premiers jalons de ce qui est aujourd’hui le centre culture du Beau canton de Gaume.

C’est de cet esprit où se mêlent la défense d’un beau village et la percolation de la culture urbaine qu’est né le 25 août 1973 le festival de Chassepierre. Bien modestement d’abord puisque c’était d’abord une « journée poétique » saucissonnée entre poésie dialectale, poésie moderne, poésie contestataire et poésie chanson… Le tout introduit par une messe en bonne et due forme. Quelques centaines de visiteurs sous les yeux ébahis des villageois et le festival de Chassepierre était né. « L’année suivante, raconte Marie Fizaine, j’ai invité des peintres et j’ai demandé aux villageois d’ouvrir leurs granges pour les accueillir en cas de mauvais temps ». On y a ajouté la littérature au sens large, les derniers véritables « chanteurs de rue » du pays puis bientôt les artistes, les artisans… En 1976, l’arrivée d’Alain Schmitz à la tête du petit centre culturel dit, à l’époque, de la « Moyenne Semois » a permis de professionnaliser lentement mais sûrement l’organisation. « Je me souviens, raconte celui qui est toujours directeur d’un festival qui draine désormais 30.000 visiteurs, je me souviens que je rêvais de reproduire à Chassepierre les fameux rassemblements de groupes folkloriques du “Temps de cerises” de Floreffe. » Puis la fête a

évolué lentement mais sûrement vers la « Fête des artistes » dans sa version actuelle où les artistes de rue sont le moteur de l’événement.

Quarante ans donc… qui seront célébrés tout au long de l’année 2013 avec 40 journaux bourrés d’anecdotes, de rencontre, de tout ce qui a fait la petite et la grande histoire du festival.

Les journaux sur format A4 sont envoyés aux amis du festival. ils sont également envoyés sur demande et disponibles sur www.chassepierre.be

L’édition 2013 est programmée les 17 et 18 août. 061 – 31.45.68.

Osez la rencontre !