« Le PS sera toujours présent pour Namur »

Luc Schares
Mis en ligne

Toujours ministre et toujours chef de file de l’opposition communale namuroise.

  • La cheffe de file de l’opposition namuroise promet de soutenir tous dossiers d’intérêt général. Quant à savoir si la Région wallonne, pouvoir subsidiant par excellence, sera toujours en fonds, là… © Sylvain Piraux.
    La cheffe de file de l’opposition namuroise promet de soutenir tous dossiers d’intérêt général. Quant à savoir si la Région wallonne, pouvoir subsidiant par excellence, sera toujours en fonds, là… © Sylvain Piraux.

Le résultat des urnes n’a finalement eu aucun effet sur les responsabilités d’Eliane Tillieux. Une mauvaise nouvelle pour elle et sa liste, d’autant que plus généralement le 14 octobre n’a pas été un bon jour pour le PS dans l’ensemble de la province de Namur. Pour elle, la cité capitale ne manque certainement pas de défis en matière d’infrastructures, de développement économique, d’essor touristique et culturel. Elle nous confie ses priorités d’avenir, sa conception du rôle de l’opposition, ses recettes pour affirmer la place de Namur dans le concert des grandes villes wallonnes. Et aussi la manière dont elle perçoit les prochaines années au plan budgétaire… Pas rose.

Le recul du PS

Dans la commune de Namur proprement dite, c’est un statu quo pour les socialistes. Mais si l’on observe les 38 communes namuroises dans une vue d’ensemble, le PS – bien qu’elle s’en défende un peu – a reculé. « Pour moi, ce n’est pas au premier tour que nous avons perdu, autrement dit par les urnes, mais bien au second tour lors des négociations pour les constitutions de majorités. Un bel exemple est l’institution provinciale, où il y avait un accord que le MR n’a pas respecté, préférant par jeu politicien s’approprier davantage de mandats en s’alliant avec le CDH qui sortait perdant du scrutin. A la Ville de Namur, quand j’ai téléphoné à Maxime Prévot à 18 h, il avait déjà signé avec les autres. Tout avait été conclu d’avance. Je maintiens qu’une majorité CDH-PS-MR aurait pu activer des leviers très profitables pour Namur. »

L’ordre

des priorités

Comme d’autres observateurs lors de la campagne, Le Soir avait noté de très larges analogies entre le programme du PS et du CDH, entre autres. « Nous n’avons sans doute pas assez insisté sur ces similitudes », estime-t-elle aujourd’hui. Des dossiers font l’unanimité : un parking au centre-ville ou juste aux abords, un téléphérique, l’aménagement du Grognon, un palais des congrès. Mais dans quel ordre de priorités pour le PS ? « Il y a d’abord plusieurs dossiers bouclés, qui vont se faire, comme le nouveau palais de justice. Sur les projets, le plus important à mes yeux est la mobilité. C’est-à-dire créer un nouveau parking au centre-ville, poursuivre la politique des parkings relais en périphérie proche et négocier avec le TEC le renforcement de lignes. Ma seconde priorité est l’aménagement du Grognon qui, pour moi, ne se concrétisera pas dans les six ans car il faut mûrement le réfléchir. Ce ne sont pas des gratte-ciel tels que montrés sur le site internet du BEP qu’il faut y faire, mais on surprotège trop Namur. Il faut oser, y compris par des gestes architecturaux, et en faire une ville phare. Le projet devra aussi être en lien avec la Maison de la Culture, le parlement, et prévoir un endroit d’échange citoyen au Grognon. »

Soutien

aux « bons »

dossiers

A quel type d’opposition doit-on s’attendre de la part du PS ces six prochaines années ? « A une opposition qui fait avancer les choses, contrairement à ce que Maxime Prévot a laissé entendre au dernier conseil communal. Il ne s’agit pas de faire blocage par pur jeu politicien. Comme lors de mon intervention, au même conseil, sur la boîte de nuit de Suarlée. J’ai proposé, outre de rencontrer l’exploitant et les riverains, de faire appel à l’expertise de l’asbl Modus Vivendi qui développe un label Quality Night. Quand je vois comment les Carolos ou les Liégeois sont capables de se serrer les coudes, toutes tendances confondues, les Namurois devraient en prendre de la graine. Il manque à Namur une force de proposition. Axud le fait à l’échelle provinciale, mais il faut aussi une dynamique au niveau de Namur-ville. Le PS sera toujours présent pour défendre des dossiers montés avec professionnalisme. Nous attendons aussi des projets qui donnent de l’amplitude à notre cité capitale, surtout sur les plans culturels et économiques. »

Osez la rencontre !