Basket : Alost et Ostende dominateurs
Alost et Ostende n’ont éprouvé aucune peine à rejoindre Charleroi au rang des vainqueurs de cette 6e journée du championnat de D1, conclue dimanche par la victoire d’Anvers sur Louvain.
Anvers – Louvain 63-55
Cela n’a pas volé très haut dimanche après-midi à la Lotto Arena. Mais Anvers, qui restait sur quatre défaites et compose toujours sans Black, a assuré l’essentiel : la victoire. Louvain, lui, n’a plus gagné depuis la première journée. Et il n’a pas montré grand-chose face à des Giants qui n’ont été menés qu’une fois, à 22-23, avant la mi-temps, conclue sur le score éloquent quant à la hargne des défenses, mais surtout la pauvreté des attaques : 26-25. Ce furent alors Thondique, Reed et surtout Moors, l’homme du match (16 pts et 6 ass), qui creusèrent un écart de 10 unités à 42-32, avant 48-38 à la demi-heure. Dominé au rebond, Louvain ne revint pas plus près que 57-51, concluant ce petit match dans la précipitation.(S.Dr.)
Ostende – Mons : 81-54
« Ostende est très fort », n’a pas hésité à conclure Yves Defraigne, le coach dépité de l’Union Mons balayé sur le littoral par un champion de Belgique très affûté. « On joue en équipe, tant en défense qu’en attaque », se félicite Dario Gjergja, son alter ego d’un Ostende souverain dans sa salle. En fait, ce match n’a pas tenu ses promesses car Mons a subi deux coups durs insurmontables : non seulement son seul meneur spécifique, Jonathan Wallace, était sous antibiotiques à cause d’une méchante grippe, mais il perdit son baromètre en la personne de Justin Cage après 6 minutes quand un coup sur le tendon d’Achille du pied droit rendit impossible la suite de sa prestation. À ce moment-là, le score indiquait une parité (12-12) qui apparut une dernière fois à 18-18 avant que patiemment, Ostende ne creuse l’écart : 25-19 au quart-temps et 40-31 au repos. « Dans ce deuxième quart-temps, on a offert une défense encore digne de ce nom, avant de carrément sombrer », relevait Defraigne.
Et de fait, Mons piqua du nez en ne trouvant plus la parade aux actions des Wilkinson, Lojeski, Katnic, Djordjevic dont le jeu est déjà huilé comme une belle mécanique : 59-42 et 81-54. « Cage est notre pion majeur et je prie déjà pour que sa blessure ne soit pas trop grave car sans lui, ce n’est pas pareil », lâchait un Defraigne inquiet pour son déplacement de mardi à Levallois et la visite de Pepinster samedi. « En tout cas, il faut qu’on reste uni quand ça tourne mal et qu’on n’essaie pas de trouver des solutions en solo », ponctuait le capitaine Guy Muya. (G.M.)
Pepinster – Alost : 63-89
En l’absence de son « intimidateur » Dragan Tubak, dont l’entorse n’était toujours pas guérie, mais aussi de son « clutch player » de la semaine passée Jerime Anderson, victime d’une solide pointe bronchiteuse, Pepinster se retrouvait bien démuni face à un leader de la compétition au grand complet. Un handicap qui s’avérait, sur l’ensemble de la partie, bien trop lourd à supporter. Pourtant Aleksandrov avait envoyé son équipe à 11-6, alors que Hartsock était déjà pénalisé pour la troisième fois. Qu’à cela ne tienne, les Alostois avaient beaucoup d’autres arguments à faire valoir, dont l’organisation signée Raivio, et l’adresse à distance des ailiers Clarck et Thompson pour creuser un écart significatif (16-29) dès la 13e. Mais le néo-pepin Zakharov, ne voulait pas déjà rendre les armes et avec beaucoup d’aplomb, d’intelligence et de précision, il trouvait quelques failles dans la défense visiteuse pour permettre à son équipe de rester en course au repos (27-33, 34-40, 34-42).
La concentration adverse ne faiblissait nullement durant la pause et sous l’impulsion de son maître à jouer Raivio, Alost profitait des trop nombreux déchets locaux pour construire rapidement un succès logique, vu la faiblesse du banc local (43-56, 53-68, 56-79) dans un match subitement devenu à sens nique. (J-M.P)
Charleroi – Liège : 74-72
Il n’aura pas manqué grand-chose à Liège pour causer une grosse surprise au Spiroudôme. Sans doute un peu plus de lucidité à 15 secondes du terme. Pour autant les Carolos doivent aussi une fière chandelle à Amaury Jadin, le héros du jour et l’homme qui sortit du banc pour renverser la vapeur en faveur de Spirous mal embarqués.
Alors que les couloirs du Spiroudôme bruissaient de l’agitation causée par un contrôle TVA inopiné, Fulvio Bastianini avait de son côté tenté d’emblée un autre coup de force : avec Bosco collé aux basques de Wasch, il démarrait par un original « box and one ». Comme l’Américain, aussi figé qu’un canard posé dans un tir forain, restait totalement en dehors du jeu et n’était d’aucune aide en défense, les Liégeois se détachaient sans coup férir à 4-11 alors que Ware, idéalement alimenté, se régalait sous les anneaux (6e : 9-15).
L’entrée de Foster ne changeait pas immédiatement la donne même si le 4/5 bientôt affiché par l’ailier carolo permettait aux Spirous de rester dans la partie alors que Walsh et Beghin se confinaient dans l’anonymat (10e : 17-25). Par deux fois les visiteurs portaient leur avantage à neuf longueurs. Pourtant, après 24-33, c’est de Jadin que venait la solution pour les Spirous. D’un 2/3, il relançait des Carolos jusque-là fort empruntés tout en s’acharnant à couper les angles de passe de Lionel Bosco. Les Mosans ne s’en laissaient pas conter mais comme s’ils avaient soudain trouvé la clé (le retour de Walsh sur le banc peut-être ?), les hommes de Bozzi mettaient le turbo pour se rapprocher à 34-34 (17e) avant que Hockins ne relance Liège à 38-42 au repos.
La reprise était l’apanage des visiteurs qui plantaient un 0-8 alors que Foster était sanctionné pour la 4e fois. Le dos au mur, les locataires du Spiroudôme réagissaient avec hargne, à nouveau sous la conduite d’un étonnant Jadin (5/10). Mais c’était surtout en défense que les Spirous étaient revenus dans la partie et avaient retrouvé toute l’énergie nécessaire. L’influence de Jankovic n’y était pas étrangère, qui se jetait dans la mêlée avec entrain. Et c’est ce dernier qui, au tournant de la 30e minute, replaçait Charleroi au commandement (56-55). Une avance qui perdurait jusqu’à l’entame d’un money-time qui s’annonçait étouffant. Il l’était avec un duel au couteau entre Walsh et Mukubu. Pourtant c’est à nouveau de Jadin que venait le panier décisif qui donnait le dernier mot aux Carolos. (S.R.)







