L’épicerie sociale déménage
L'épicerie sociale de la Croix-Rouge prend de l'ampleur en déménageant à Court-Saint-Etienne. Elle aide en moyenne 80 familles du Brabant wallon. Dont notamment de plus en plus d'étudiants néo-louvanistes.
Les lieux sont particuliers… Une maison en bois construite au cœur d’un ancien hangar des usines Henricot, à Court-Saint-Etienne. Le charme du bâtiment est évident. Il accueille depuis quelques jours l’épicerie sociale d’Ottignies qui a quitté l’étroite et inconfortable Maison de la Croix-Rouge située rue Franquenies, et qu’elle occupait depuis une dizaine d’années. Un déménagement qui permettra de donner encore plus d’ampleur à cette initiative sociale bien utile en temps de crise. « L’objectif est de permettre aux familles précarisées d’acheter des pâtes, du riz, du pain ou autres à 50 % du prix du magasin, explique Evelyne Van Lancker, responsable de Croix-Rouge en Brabant wallon. Le solde est pris en charge par la Croix-Rouge (NDLR : le budget total est 10.000 euros par an). On aide en moyenne 80 familles. Une quarantaine d’autres familles viennent nous rendre visite de manière plus ponctuelle. La crise rejaillit vraiment sur la fréquentation, d’où la nécessité de déménager. »
C’est un heureux concours de circonstances qui a permis à l’épicerie sociale de trouver ce nouveau toit. Le hangar est actuellement occupé par Apides, une entreprise de formations par le travail soutenue par la Région Wallonne. Elles forment notamment des menuisiers. « Cette maison en bois a été construite il y a trois ans par nos jeunes dans le cadre de leur formation, lance le directeur Stéphane Monard, en montrant les finitions parfaites de cette maison de 160 m2. Elle était inoccupée depuis. Notre rencontre avec la Croix-Rouge est donc tombée à pic. »
Tout le monde peut se rendre dans une épicerie sociale. Il y en a 24 en Wallonie et à Bruxelles. Celle d’Ottignies accueille des personnes de l’entité mais aussi des gens de Court-Saint-Etienne et Genappe. « La nouveauté, c’est l’apparition d’un public estudiantin, remarque Evelyne Van Lancker. De nombreux étudiants, une fois leur loyer et leur minerval payés, ne possèdent plus assez d’argent pour se nourrir. Certains restent parfois trois jours sans manger ! » Une situation déjà relevée par le bourgmestre d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, Jean-Luc Roland : « Il y a un clairement un problème à ce niveau. C’est notamment pour cette raison que la construction, par la Ville, d’une cinquantaine de kots sociaux débutera d’ici peu. »
Ajoutons que l’étage de la maison sera aménagé d’ici peu, afin de pouvoir organiser des ateliers. Un espace permettant de prendre un café ou d’effectuer des recherches d’emploi sur ordinateur sera également ouvert.



Et dans l'est du Brabant Wallon ??? Où la population peut elle trouver une épicerie sociale ? Jadis il y en avait une dans le village de Saint Jean-Geest, y aurait il un lieu de distribution ? A moins qu'il n'y aie finalement pas de pauvres dans cette région....... Pour un abri de nuit cela semble pareil !