Un régime spécifique à Bruxelles

© Belga.
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Le ministre Pascal Smet (sp.a), compétent pour cette matière avec sa collègue francophone Céline Fremault (CDH), a reconnu mercredi en commission du Parlement bruxellois qu’aucun accord n’avait été atteint sur cette question au sein du Collège réuni. Pour lui, garantir la continuité dans le paiement des allocations familiales est prioritaire.

Le ministre était interrogé par Liesbet Dhaene (N-VA) suite aux révélations de presse concernant un projet d’organisation des allocations familiales à Bruxelles sur lequel les partenaires de majorité seraient tombés d’accord, à l’exception du CDH.

Celui-ci prévoit de transférer tous les enfants bruxellois sous le nouveau régime, et donc pas uniquement les enfants à naître après l’entrée en vigueur du nouveau régime. Le montant de base pour un enfant fluctuerait entre 145 et 190 euros. Selon la députée nationaliste flamande, ce régime aura pour conséquence de chasser les classes moyennes de Bruxelles, les petits Bruxellois percevant moins qu’un jeune Flamand ou Wallon, selon elle.

Le ministre Smet s’est étonné du plaidoyer de plusieurs membres de la commission appelant la majorité bruxelloise à s’écarter aussi peu que possible du régime d’allocations familiales décidé en Flandre et en Wallonie. «Pourquoi était-il alors nécessaire de transférer cette compétence? », s’est interrogé M. Smet. «Il valait alors mieux laisser la compétence au Fédéral».

Pour lui, un régime bruxellois doit tenir comte des spécificités de Bruxelles, à savoir la pauvreté infantile. Les allocations familiales peuvent à cet effet contribuer à sa réduction, a-t-il jugé.

L’étude attendue mi-novembre par le Collège réuni sera réalisée par le Brussels Studies Institute et l’Université d’Anvers. C’est sur cette base qu’une décision sera prise «et qui sera soumise au Parlement», a promis M. Smet. (b)