Résidences d’artistes en Saint-Léonard

Joel Matriche
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Après les résidences d'artistes, prochaine inauguration d'ateliers près de la place Vivegnis. Des artistes étrangers seront invités à venir créer à Liège. Et vice et versa.

  • Ville et Communauté française se partagent le financement des nouvelles résidences d’artistes, dans le quartier Nord. © Michel Tonneau
    Ville et Communauté française se partagent le financement des nouvelles résidences d’artistes, dans le quartier Nord. © Michel Tonneau

Reconversion et développement du quartier Saint-Léonard passeront-ils par la création d’un pôle culturel à proximité de la place Vivegnis ? C’est le pari de la Ville et de privés qui, embrayant sur le succès de l’Espace 251 Nord, un centre d’art contemporain aménagé dans un ancien siège de charbonnage, multiplient les aménagements : installation de l’atelier de productions artistiques SMART, du Comptoir des ressources créatives, d’éco-logements et de pépinières d’entreprises…

Après l’inauguration en 2011 de résidences d’artistes dans un bâtiment de trois étages signé par le bureau UrbanPlatform, la Ville de Liège achève la transformation d’un ancien bâtiment industriel en un ensemble d’ateliers qui seront mis à la disposition de ces mêmes artistes.

« Ces résidences et ces ateliers étaient inscrits dans le projet de Ville 2007-2015, rappelle l’échevin liégeois de la Culture, Jean-Pierre Hupkens. On y accueillera des artistes non liégeois et souvent même, venant de l’étranger pour des séjours de trois à six mois. » Les ateliers devraient ouvrir dans quelques semaines, ils tirent parti de cet ancien hall de 1.400 mètres carrés aux généreuses proportions, acheté par Ethias qui le reloue à la Ville : « C’est une réfection avec un faible budget, détaille Gil Honoré, du bureau AIUD, l’architecte en charge du chantier. Les murs de briques ont simplement été repeints, les plafonds sont recouverts de cellulose blanche pour en masquer les imperfections mais aussi améliorer l’isolation phonique, les chemins de câbles sont apparents. » Des bureaux, une salle polyvalente, quatre grands ateliers desservis par une coursive extérieure et de plus petits volumes pour les artistes locaux structurent cet espace de création sans équivalent en Wallonie.

Des artistes venus d’ailleurs y seront donc conviés, en espérant que la réciproque soit vraie : « Il faut que des artistes belges puissent vivre la même expérience à l’étranger », insiste l’échevin. Pour Jean-Marc Gay, directeur des musées de Liège, ces résidences, dans un quartier que fertilisent déjà des dizaines de créateurs, sont promises à un grand avenir : « Nous avons déjà été contactés par les organisateurs d’Europalia, dit-il. Le prochain festival invitera l’Inde au cœur de l’Europe et trois artistes indiens pourraient venir en résidence pour travailler sur le thème de l’eau. »