Place du Sablon, Rive gauche
Deuxième édition pour cette manifestation qui, le temps d’un week-end, regroupe les marchands d’art tribal. Lesquels proposent, chacun, une exposition thématique.
Objectif des douze participants : « Renforcer le quartier dans sa fonction de grand centre des arts premiers. Redonner à la galerie sa place de lieu où monter des expositions. Que l’espace soit grand, majestueux ou plus petit et intimiste, il reste l’écrin où le goût profond de chaque marchand s’exprime et vient à la rencontre de la diversité de la sensibilité des collectionneurs. »
Pour le chaland, un joli périple en perspective et l’occasion de s’attarder – qui sait, de se porter acquéreur – devant des pièces venues d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Océanie. Pour l’antiquaire, celle de partager sa passion et ses connaissances avec simples curieux comme amateurs avertis.
Première étape, la galerie de Joris Visser (11, rue Van Moer) et ses six masques et costumes respectifs de « Prêt-à-porter ». Arrêt devant un masque Mbi-Kao des peuples Mimika, Kamoro. En bois et fibres naturelles, il commémore les ancêtres.
Un peu plus loin (nº2), chez Classic Primitives, la galerie Renaud Riley présente une sélection d’objets de la culture des Yaka du Congo. Des sculptures reconnaissables entre toutes par leur archétype au nez relevé.
Passons rue Watteeu (nº14) où, en association avec le galeriste parisien Yannick Durand, Serge Schoffel met en lumière l’art précolombien. « Preco », une sélection d’objets en bois, pierre ou terre cuite, des tissages précieux venus des régions de la Mésoamérique. Des civilisations que l’on retrouve dans la galerie DV qui nous plonge dans l’univers de l’« Abstraction ».
Rue des Minimes (nº27), Philippe Laeremans poursuit sa « Confrontation entre l’art traditionnel africain et l’art contemporain » tandis que Marvel Concept (alias Pierre Thoma) convie à une exposition de textiles et de perlages « Dessins de femmes ». A ne pas manquer, au 16, rue de la Samaritaine !
D’un continent
… à l’autre
Une volée d’escaliers, arrivée rue des Minimes où Patrick et Ondine Mestdagh plongent dans l’univers des « Boucliers » (nº29) et, en face (nº38), Joaquin Pecci partage un « Tête-à-tête ». Soit un hommage à tous les sculpteurs qui ont magnifié la tête, la tête seule.
Un peu plus loin (nº40) Rut Van Caelenbergh met en évidence ses « Tribal Treasure » ou « Miniatures ». Autant de minuscules chefs-d’œuvre…
Numéro 43, Jo De Buck met en lumière « Design & formes d’Afrique et d’Océanie », la simple beauté des objets usuels et traditionnels, et son voisin François Coppens (nº47) se concentre sur la statuaire népalaise et la Nouvelle-Guinée. Fin du parcours chez Frank van Craen (nº49) où l’Afrique, l’Océanie et l’Asie s’entrechoquent sur le thème de l’« Erosion ». Emouvantes épurations de pièces de bois, d’ivoire ou de pierres.
Envie d’en savoir plus sur ces arts du monde ? Au 48, la librairie Vasco & Co est une fabuleuse source d’informations. De quoi prolonger ce voyage en toute beauté.


