Les beaux paysages d’Horta

Laure Eggericx
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  • Lot 138 Hugo Claus « Spring in ‘t veld », grande toile 150 x 180 cm, 6 à 8.000 euros. © D.R.
    Lot 138 Hugo Claus « Spring in ‘t veld », grande toile 150 x 180 cm, 6 à 8.000 euros. © D.R.

Les artistes sont connus, leurs œuvres recherchées. Parmi celles-ci, un beau paysage d’hiver dû à Valerius de Saedeleer (1867-1942). Cet artiste qui fonda l’école de Laethem-Saint-Martin avec Georges Minne et Gus Van de Woesteyne multiplia les paysages dépouillés, inspirés par les Primitifs flamands. Cette toile est typique de l’écriture fine et précise de l’artiste. Elle n’est pas sans rappeler la maîtrise de Breughel l’Ancien. On y retrouve une forme de spiritualité liée au mystère de la nature. Il faudra débourser 15 à 20.000 euros pour l’acquérir mais les moins fortunés pourront se consoler avec deux estampes de paysages, estimées autour des 400 euros. Les amateurs de Spilliaert se délecteront de cette aquarelle un peu hantée, qui montre la silhouette presque menaçante du beffroi de Gand prise au couchant, estimée autour des 15 à 20.000 euros.

Un autre pan de la vie culturelle belge est présent avec le grand écrivain Hugo Claus, disparu en 2008. Cet homme qui fit partie du mouvement Cobra, se distingua dans des domaines aussi variés que la poésie, le théâtre, le cinéma et même la peinture comme le montrent les trois grandes huiles proposées à la vente, pour des montants allant de 1.200 à 8.000 euros, pour la plus colorée intitulée Sping in ‘t veld. A l’opposé de cette veine joyeuse, on peut trouver un églomisé sombre de Floris Jespers (Le sportif, estimé 4 à 6.000 euros). Bien des paysages émaillent la vacation, illustrant la fascination pour l’Orient avec des scènes de rue (avec Carabain ou Moreau) ou des thématiques industrielles. Chaque artiste traite ces sujets à sa façon comme on peut le voir en comparant la toile montrant Les bords de Sambre sur fond de charbonnage de Paulus de Châtelet avec celle d’Emile Claus représentant les rives lumineuses de la Tamise malgré les usines présentes dans le lointain estimée 1.800 à 2.200 euros.

Parmi les pièces inédites, on peut citer une horloge de la Forêt-Noire sculptée au motif de renard et d’oiseaux dans un entourage de vigne (estimation 1.000 à 1.500 euros) ou cette étonnante pendule de parquet d’époque Napoléon III richement ornée. L’argenterie figure au programme ainsi que de nombreuses pièces chinoises et quantité de bijoux, à tous les prix et pour tous les goûts. Parmi les pièces contemporaines, on relèvera une broche en argent d’Emile Souply estimée 400 à 500 euros ainsi qu’une broche en or jaune agrémentée de brillants due au joaillier belge Demaret (estimation 2.000 à 2.400 euros). Les pièces plus classiques abondent (notamment un solitaire en platine agrémenté d’un diamant qui devrait s’échanger autour des 25 à 28.000 euros).

Quelques éléments à part se distinguent par leur originalité comme cette liseuse en écaille de tortue brune agrémentée d’argent au poinçon (vraisemblablement de Bruxelles XVIIe) ou ce lot de deux mandolines de concert de Luigi Embergher pour une estimation de 5 à 6.000 euros. Même une paire de boules de curling en granit, métal ciselé et ivoire sera proposée aux amateurs.

Hôtel de ventes Horta, lundi 19 et mardi 20 novembre, 19h30, www.horta.be

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