Trop d’intrus dans le sac bleu
La quantité d’intrus dans les poubelles bleues n’a cessé d’augmenter dernièrement. Hygea et Fost Plus lancent une campagne de sensibilisation reprise par d’autres intercommunales du Hainaut. But : faire chuter à 15 % la quantité d’objets non PMC retrouvés dans les sacs bleus car cela coûte très cher.
Des raviers à champignons, des pots de yaourt, des barquettes de beurre ou encore des films plastique ou des barquettes en frigolite. A chaque ramassage des déchets, les intrus ne manquent pas dans les sacs bleus PMC. Dernièrement, les quantités de ces intrus étaient même en forte augmentation. Que ce soit lors des collectes en porte-à-porte ou dans les écoparcs. Opéré par l’intercommunale Hygea, à Havré, le constat vaut aussi pour d’autres collecteurs de déchets. Il fallait donc agir. Pour sensibiliser les citoyens au tri des PMC, Hygea et Fost Plus ont donc lancé ensemble une grande campagne d’information baptisée « Sacs bleus PMC à la loupe ».
Au cours de l’année 2011, Hygea a collecté en moyenne 17,9 kilos de PMC par an et par habitant. Un bon élève puisque la moyenne nationale n’est que de 15,2 kilos. Gros problème, le taux de résidus amassés dans les sacs bleus et aussi supérieur à la moyenne nationale.
« Alors qu’il n’était que de 17,4 % en 2006, il est passé à 23,7 % en 2011, déplore-t-on chez Fost Plus. C’est regrettable car ça représente un coût énorme pour la collectivité. Tout ce qui est trié dans un sac bleu revient à 400 euros la tonne alors que ce qui l’est dans un sac blanc ne coûte que 180 euros la tonne. »
Hygea a donc mis au point un plan d’action, comme l’explique sa directrice Nathalie Brunelle. « Lancé en mai dernier, il vise d’abord à faire redescendre ce taux de résidus à 20 % pour atteindre ensuite 15 %. Un taux au-dessus duquel nous souhaiterions ne plus passer. »
« Au cours de cette campagne, le personnel de collecte a suivi une formation pour mieux détecter les intrus. Lors de vidanges des camions de PMC des contrôles ont aussi été opérés, commente Nathalie Brunelle. A terme, cela nous permettra de cibler les quartiers où il faut agir et informer encore plus la population. Par ailleurs, nos agents ont aussi reçu plus de rouleaux d’autocollants à la main rouge. Les gens n’aiment pas avoir ça sur leur sac-poubelle… »
Chez Fost Plus, Touri Sloutzky rappelle qu’en matière de tri, « la Belgique est le meilleur élève européen mais nous pouvons encore nous améliorer. La prochaine étape sera d’arriver à pratiquer le tri sélectif hors de la maison. C’est-à-dire dans les entreprises et même dans les espaces publics. » La route est encore longue.
www.trionsmieux.be


