La présidente du CPAS se retire

Jean-Luc Bodeux
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La réunion de confection du collège stabulois, jeudi dernier, aura été la goutte de trop. Après réflexion, Christine Boutet a décidé de démissionner de ses mandats politiques. Guy Charlier ne cite personne, mais exige une présence forte de ses échevins.

  • Première secousse dans l’équipe de Guy Charlier : la future présidente du CPAS a déjà démissionné. © SUDPRESSE
    Première secousse dans l’équipe de Guy Charlier : la future présidente du CPAS a déjà démissionné. © SUDPRESSE

Samedi dernier, nous annoncions la composition du collège communal stabulois (Guy Charlier, bourgmestre, Henri Thiry, Laurent Maillen, Virginie Lamort-Roelens, Georges Gondon, échevins, et Christine Boutet, présidente du CPAS). Mais durant le week-end, les choses ont changé. Christine Boutet a envoyé une lettre de démission de toutes ses fonctions au sein du conseil communal.

C’est donc Laurent Maillen qui restera président de CPAS. Et Vital Motte, qui avait toujours décliné un siège scabinal, a cette fois accepté de devenir échevin. Qu’est-ce qui a provoqué ce revirement, alors que tout semblait acté, en fonction du résultat du scrutin ?

Christine Boutet estime que « les conditions dans lesquelles s’est passée cette désignation ne me permettent pas d’aborder sereinement ce mandat, malgré les projets que je nourrissais, les critères de compétence et d’expérience auxquels je réponds, ainsi qu’à celui de disponibilité pour lequel je me suis engagée à répondre au mieux. Les attaques personnelles au cours de la dernière réunion, les sous-entendus désobligeants et les divergences de points de vue concernant ma disponibilité me renforcent dans ce choix. Je n’étais pas à la recherche d’un titre, je voulais simplement accomplir avec professionnalisme et enthousiasme une mission au service des citoyens de la commune. »

L’élue de la liste Mayeur se dit déçue, mais dit partir non pas sur un coup de tête, ni remplie d’amertume. « Je me suis présentée au scrutin parce que je pensais que ça allait bien se passer. Il n’en est rien. Je veux juste rester fidèle à mes convictions. Je pars avec derrière moi, 12 années riches et fructueuses sur le plan des connaissances acquises, des rencontres faites. »

De son côté, le bourgmestre Guy Charlier rappelle les exigences qu’il a envers son collège, plus que jamais. « Je l’avais dit avant les élections. Je veux des échevins disponibles, qui bossent et qui ne sont pas là pour un mandat. J’estime qu’il faut un mi-temps, de quoi justifier le salaire octroyé. À 71 ans, je continue à être présent 10 heures par jour à la commune. » Ce n’était pourtant pas le cas pour tous jusqu’à cette législature ? « C’est vrai, mais j’en ai assez de raccommoder des dossiers pas finis. J’ai donc été clair. Au sein de la liste, le score électoral a été le critère de base pour le choix des mandats. C’est logique, mais imparfait, et j’estime qu’il faut pondérer avec d’autres critères : disponibilité, compétence, répartition géographique. »

En disant cela, Guy Charlier ne nomme et ne vise personne, passé, présent, avenir. Mais Christine Boutet a sans doute estimé qu’il y avait des sous-entendus qu’elle ne pouvait accepter et que les conditions pour présider le CPAS n’étaient pas réunies pour mener à bien son travail. Voilà en tout cas une législature qui (pré)commence de façon étonnante.

Osez la rencontre !