La cité administrative au centre des débats
L'opposition IB lance une pétition contre le projet de localisation de la cité administrative au parc de l'Alliance à Braine-L'Alleud.
C’était la surprise du chef au dernier conseil communal brainois. Alors que la cité administrative réunissant les services communaux et ceux du CPAS devait être construite sur le plateau de la gare, le bourgmestre avait annoncé un changement d’orientation. Abandonné, le projet tant critiqué par l’opposition. Le collège a finalement décidé de racheter l’ancien bâtiment Toyota, immeuble de bureaux moderne à l’entrée du parc de l’Alliance.
Un “décentre administratif”, avait ironisé les Ecolos en faisant allusion à la localisation du bâtiment. Côté CDH, ce n’était pas non plus l’enthousiasme et les conseillers avaient d’ailleurs choisi l’abstention lors du vote.
Mais le combat ne s’arrêtera pas au conseil communal. Les Intérêts brainois, où on retrouvera à partir de décembre les élus actuels du CDH, viennent de lancer une pétition contre le projet. On y demande au collège actuel de remettre à plat toutes les possibilités d’emplacement pour cette future cité administrative, et d’établir un comparatif clair. Et dans l’intervalle, les signataires demandent carrément au ministre Furlan de suspendre l’octroi des 4 millions de subsides promis.
« Nous ne sommes pas associés au débat »
Un peu particulier puisque d’habitude, une pétition est un outil dont se servent les citoyens qui n’ont pas eu l’occasion de faire entendre leurs revendications. Ici, elle est lancée par un parti, après une discussion en conseil communal suivie d’un vote où chacun a pu prendre position.
Olivier Vanham, chef de file de l’opposition CDH et bientôt des IB, nuance : pour lui, après avoir entendu pas mal de réactions dans la population, il s’agit d’extraire le dossier d’un petit cercle de gens qui ont décidé pour tous les autres.
« Au conseil communal, nous avons eu un dialogue de sourds, affirme-t-il. Et déjà lorsque le projet consistait à construire cette cité administrative à la gare, une commission a été créée mais elle n’a jamais été réunie. En réalité, nous ne sommes pas associés à ce débat, et la population non plus. C’est pour cela qu’il est essentiel de réagir ».
« Quoi qu’on propose, pour eux, tout est mauvais »
Le bourgmestre Vincent Scourneau (MR), de son côté, dit constater que l’opposition ne change pas ses habitudes. « Nous avons répondu à toutes les questions au conseil communal, déclare-t-il. La réalité, c’est que quoi qu’on propose, pour eux, tout est mauvais. Ils se sont abstenus au conseil communal, et à présent ils pétitionnent. Dans le fond, j’ai l’habitude : cela fait des années qu’ils veulent détricoter ce que nous construisons. C’est une gesticulation médiocre… »







