Mons - Dour, procès Lunitrans: les accusés nient
“ Je ne pensais pas aux conséquences. ” Thomas Vindevogel entame par ces mots l’interrogatoire express entamé lundi après-midi, pour durer à peine une demi-heure. Comme les autres accusés du procès Lunitrans, il nie.
Thomas Vindevogel le répète: il a bien donné des indications par téléphone à Lucien Methens-Renard, mais cela concernait seulement des parfums et des ampoules LED. Quant à savoir s’il savait que Methens filerait le coup à des têtes brûlées: “ je n’ai jamais utilisé ce terme. C’est la police qui a inscrit ce terme ”, accusant au passage les pressions policières. Quant aux Aarab (deux autres accusés), il dit fermement ne les avoir jamais vus avant le drame.
Methens Renard lui, explique tout juste avoir parlé une fois avec Fayçal (le frère Aarab incarcéré au Maroc où il avait pris la fuite, NDLR). “ Mais celui-ci m’a dit: “ Je suis sous bracelet électronique, j’ai eu assez de problèmes, je ne ferai plus jamais rien de répréhensible de ma vie. ”
Youssef, lui, nie avoir été au volant de sa Mercedes, filmée au moment du drame. Il maintient avoir acheté une voiture ce matin-là et, sur l’heure de midi, avoir, au garage Carglass où il travaillait, nettoyé son véhicule qu’il venait d’acheter. Le président lui fait remarquer que son chef chez Carglass interdit au personnel de travailler pour compte personnel sur l’heure de midi, et qu’il dit ne pas avoir vu Youssef occupé ce 25 février précisément, à midi. “ Il se trompe sans doute ”...
Ultime question du président, sur le fait qu’il aurait prêté sa voiture à Fayçal: “ Je n’ai jamais dit cela. ”
Zakaria Aarab nie toute implication, lui aussi. Et s’il est impliqué par l’épouse de Youssef, “ ils connaissent un divorce difficile, ce qui peut expliquer qu’elle m’implique. ” Fin de l’interrogatoire décidément bref.







