Film d’animation et handicap

Julie Schyns
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Projection d'un court-métrage au Sauvenière.

  • Une vingtaine de personnes handicapées, encadrées par des animatrices de l’atelier de production liégeois Camera-etc, ont réalisé un court-métrage abordant la question du handicap et des difficultés qui y sont liées. © D.R.
    Une vingtaine de personnes handicapées, encadrées par des animatrices de l’atelier de production liégeois Camera-etc, ont réalisé un court-métrage abordant la question du handicap et des difficultés qui y sont liées. © D.R.

Ce samedi, l’atelier de production liégeois Camera-etc et une vingtaine de personnes handicapées présenteront, au cinéma Sauvenière, un petit film d’animation, fruit d’une année de travail.

« La Coquille » raconte l’histoire de Sam qui, un matin, découvre une coquille sur son dos. Chaque jour, elle grossit et devient de plus en plus encombrante. Sam va donc devoir apprendre à vivre avec cette étrange excroissance… La coquille symbolisant le handicap vécu au quotidien. Le projet a été initié par Info-handicap, basé au Luxembourg. « Une personne de notre association souhaitait réaliser un film sur sa propre histoire, raconte Fabienne Feller, pour Info-Handicap. Elle est souvent confrontée à des points de vue erronés sur son handicap. Elle voulait expliquer les difficultés qu’elle a traversées et les défis qu’elle a relevés ». L’association française GIAA (Groupement des Intellectuels Aveugles et Amblyopes) a également pris part au projet.

Après l’élaboration du scénario, les participants, encadrés par deux animatrices de Camera-etc, se sont frottés aux techniques d’animation avec des marionnettes en volume. Ils ont également enregistré les dialogues et prêter leur voix aux personnages du film. « On a fait le choix d’un film d’animation parce que c’est notre cheval de bataille, explique Jean-Luc Slock, pour Camera-etc. Mais surtout pour éviter la stigmatisation des personnes handicapées ». Résultat ? Un court-métrage de 12 minutes en noir et blanc, pour permettre aux malvoyants de mieux percevoir les formes et les mouvements. Le film sera également doublé en langue des signes et audio-écrit.

Ce samedi, le film sera suivi du making-of et d’un débat. « Le film deviendra ensuite un outil de sensibilisation au handicap, affirme Jean-Luc Slock. Mais on a essayé d’éviter le didactisme, en faisant plutôt passer de l’émotion ».


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