Karim Ibourki sera le nouveau président du CSA

d-20150730-3AQU1R 2015-07-29 12:34:39

Selon nos informations, c’est Karim Ibourki qui deviendra le nouveau président du CSA, le régulateur de l’audiovisuel. Il remplacera Dominique Vosters (PS) dont le mandat s’achève ce 15 novembre. Le PS - à qui revient la présidence - proposera ce nom demain lors de la séance du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles consacrée notamment au renouvellement du bureau et de la présidence du CSA.

Karim Ibourki (47 ans) est un homme d’appareil. Très proche de Rudy Demotte dont il a été successivement porte-parole, directeur de la communication et chef de cabinet à différents niveaux de pouvoir, il est arrivé il y a deux ans au boulevard de l’Empereur pour devenir directeur de la stratégie et de la communication du PS. Il a quitté cette fonction le 30 septembre pour rejoindre le corps des commissaires de gouvernement de la Communauté française auprès des hautes écoles francophones. Ce n’est pas la première fois que le président du CSA est un ancien porte-parole du PS. Cela avait déjà le cas lors de la nomination de Marc Janssen en 2007.

En ce qui concerne les autres membres du bureau, François-Xavier Blampain devrait rempiler pour le CDH. Ce ne serait pas le cas du MR Pierre Houtmans qui céderait son poste à Isabelle Kempeneers, conseillère adjointe au Parlement bruxellois et conseillère communale à Ixelles. Comme dans le bureau sortant, une place reviendra à un mandataire Ecolo, ce qui n’était garanti. Une stricte application de la clé D'Hondt de répartition des sièges aurait privé les Verts de toute représentation. Là aussi, il y aura du renouvellement. Bernadette Wynants cède sa place à Alexis De Boe, l’une des chevilles ouvrières de l’association d’utilisateurs « La RTBF nous appartient ».

Le président sortant, Dominique Vosters - ex chef de cabinet adjoint de la ministre des médias Fadila Laanan -, rejoindra lui l’administration de la Communauté française dont il vient. Il se dit qu’il n’aurait pas refusé un second mandat mais les tensions avec le ministre PS des Médias, Jean-Claude Marcourt, ont été à ce point nombreuses que ses chances d’être renouvelé à ce poste étaient pratiquement nulles. Il s’est notamment opposé à Marcourt dans le dossier de l’ouverture du câble. Il a aussi ferraillé contre la volonté du ministre de relever le seuil de parts de marché à partir duquel une procédure d’évaluation du pluralisme des médias est enclenchée par le CSA. Décision qui aurait favorisé RTL.