Incendie des Mésanges : plusieurs témoins seront entendus
L’instruction d’audience pour le dossier de l’incendie des Mésanges ayant causé la mort de sept personnes en 2003 à Mons a été réalisée devant le tribunal correctionnel de Mons.
Au cours de l’instruction d’audience, le ministère public représenté par le procureur du Roi, Christian Henry, a demandé l’audition de témoins. Seront ainsi entendus l’enquêteur, les responsables du service incendie, la responsable technique de la société montoise de logements Sorelobo, l’ancien architecte et des membres de la Société wallonne du logement (SWL).
« Il s’agit d’une bonne chose dans un dossier si compliqué », a précisé Jan Fermon, avocat du comité des victimes à la sortie de l’audience. Ce dernier a ajouté qu’il s’agissait d’un grand jour pour ses clients se battant depuis maintenant dix ans. L’incendie de l’immeuble à appartements sociaux Les Mésanges situé à l’Allée des Oiseaux à Mons, propriété de Sorelobo, avait aussi blessé 26 locataires.
L’instruction fut aussi l’occasion d’acter la constitution de 19 parties civiles supplémentaires. Celles-ci sont désormais une cinquantaine. Le débat sur le fond débutera le 17 décembre, où seront alors entendus les trois prévenus.
Trois personnes, inculpées de coups et blessures involontaires et d’homicide involontaire, comparaîtront devant le tribunal : Victor Zdanov, directeur-gérant de la Sorelobo à l’époque des faits, Maurice Lafosse, ex-bourgmestre de Mons et président du conseil d’administration de la société de logements jusqu’en 2001 ainsi que la société de logements sociaux, désormais dénommée « Toit et moi », qui comparaîtra en tant que personne morale.
« Nous prouverons que les responsables de la société de logement ont toujours fait ce qu’il fallait », s’est exclamé Maurice Lafosse à la sortie de l’audience. « Le problème est que nous n’avions pas de moyens financiers. Un an plus tard, la SWL recevait un milliard d’euros et la Sorelobo, à elle seule, 200 millions d’euros ».
L’agenda constitué ce matin comporte six dates : celle du 17 décembre mais également du 19 et du 21 ainsi que le 7, le 9 et le 11 janvier.



10 ans long, trop long, comme si l'on voulait faire oublier. Les sept victimes décédées, elles, n'ont plus de temps à décompter. Fatalité, comme d'habitude.