Mons - Dour, procès Lunitrans: des questions sur les frères Aarab

Gisèle Maréchal
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Fayçal Aarab a pris part au braquage tragique de l’entreprise de Dour Lunitrans. Il a ensuite coupé son bracelet électronique et le 3 mars 2010, il était au Maroc. C’est la seule certitude à ce stade du procès qui se déroule aux assises de Mons.

  • Lunitrans à Dour. (E.G.)
    Lunitrans à Dour. (E.G.)

Deux des frères de Fayçal Aarab, Youssef et Zakaria, comparaissent à Mons. Ils persistent à nier toute participation au hold-up de la firme Lunitrans, dans lequel Pascal Maroil a perdu la vie.

Des questions subsistent au sujet d’indices de culpabilité des deux frères. Un: Youssef s’est forgé un alibi qui doit être décortiqué. Le 25 février à 10h, il s’est acheté une Mercedes bordeaux d’occasion qu’il a passée à 15h15 au contrôle technique de Cuesmes. Entretemps, il s’est rendu chez Carglass, sur l’heure de midi, ou ses collègues l’ont vu aspirer la Mercedes qu’il venait d’acheter. Pourtant la vendeuse l’avait aspirée elle-même en vue de la vendre. Cet alibi est-il fabriqué à dessein?

L’autre question du jour concerne Zacharia. L’enquête établit qu’il s’est blessé au genou. Mais aujourd’hui, son amie maintient qu’elle ne l’a pas vu blessé autour du 25 février. Certes, tous les deux avaient rompu trois mois au printemps 2010 pour renouer en juin. L’amie maintient seulement avoir vu deux plaies en voie de guérison, en août 2010. De même, la soeur de Zakaria nie aujourd’hui avoir nettoyé la plaie de Zakaria le jour du braquage.

De même, ce matin, à été entendu un témoin accablant pour Youssef: son ex-épouse. Elle l’accable, mais les défenseurs s’insurgent, du fait que tous les deux ont connu un divorce qui a pour conséquence une haine farouche entre les deux familles.

Un ami de Fayçal, détenu, ne confirme pas quant à lui, les confidences de Fayçal selon lesquelles il aurait commis un braquage mortel qui le forçait à fuir au Maroc. Mais l’homme a par la suite reçu des menaces par SMS, lancés depuis un téléphone à abonnement algérien, compatible avec le Maroc.

Beaucoup de questions donc, au troisième jour de procès.