Martin-Lejeune : « Après la médiation, je n’en ai pas dormi de la nuit »
Antonio Buonatesta, l’homme qui a organisé la médiation entre Michelle Martin et Jean-Denis Lejeune, se livre : « Quand mon gsm est tombé, je n’y ai pas prêté l’attention que j’aurais dû. »
La rencontre du vendredi 16 novembre entre Michelle Martin et Jean-Denis Lejeune devait rester confidentielle. Antonio Buonatesta, coordinateur de l’asbl Mediante, s’est démené des mois pour organiser cette médiation attendue par les deux parties. Mais en deuxième partie de médiation (entre 20h et 20h50 environ), son gsm tombe de sa poche et rappelle automatiquement le dernier numéro entrant du portable. « Quand mon gsm est tombé, je n’y ai pas prêté l’attention que j’aurais dû. Pris par l’échange, je n’ai pas jugé bon de le ramasser tout de suite. Je ne voulais pas faire un mouvement qui aurait été de nature à perturber la conversation importante qui se tenait devant mes yeux. » raconte-il dans une interview accordée à Paris Match.
Mais comble de malchance pour lui, le dernier numéro entrant était celui d’une journaliste de Sud Presse qui lui avait téléphoné auparavant et à qui M. Buonatesta avait répondu qu’il n’avait rien à déclarer.
« En ramassant mon gsm, j’ai constaté qu’un appel d’une durée de 55 minutes avait été émis » explique-t-il. « Après la médiation, je n’en ai pas dormi de la nuit, en craignant le pire. Et le pire est arrivé. » Effectivement, la hantise de M.Buonatesta se produit sous ses yeux quand il achète, le lendemain, La Nouvelle Gazette. Les propos échangés entre Michelle Martin et Jean-Denis Lejeune sont retranscrits dans le journal. « C’est d’autant plus désolant que la confidentialité était au cœur de ce processus de médiation. Michelle Martin avait exprimé anticipativement sa peur de voir ses propos publiés dans la presse au lendemain de la rencontre. »
Une bourde regrettable, ou une fuite organisée ? Il s’insurge : « Je suis profondément meurtri que l’on puisse penser cela. Surtout, c’est une hypothèse tout à fait ridicule car je n’ai aucun intérêt à ce qui s’est passé, que du contraire. C’est un accident grave pour les victimes et pour moi. C’est à pleurer… à pleurer ! »
Depuis, les avocats de Jean-Denis Lejeune et de Michelle Martin ont porté plainte lundi matin entre les mains du procureur du Roi de Namur. Mais la teneur de la plainte n’a pas été révélée. Les avocats des deux parties estimant que la diffusion du contenu de la médiation sans l’accord de tous les participants est une infraction pénale. Quant à M.Buonatesta, il assure « avoir conservé la confiance des deux parties. »
Nicolas Verstappen (St.)
Vos réactions
Voir toutes les réactions J'espère que les avocats porteront plainte contre ce "médiateur" car à part un nigaud personne ne peut croire à cette histoire de Gsm qui tombe, compose le n° d'un journaliste qui était justement l à et qui écoute "des bribes (sic) de conversation pendant 55 minutes !!
@51 allcolor Il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans votre philosophie (William Shakespeare / Hamlet, acte V)
Si cet article est sensé nous inciter à nous réconcilier avec MM, c est raté :-)
Le Bel Antonio il nous sert une histoire à dormir debout à faire rougir de jalousie le brave Baron von Munchhausen. Même vraie, il devrait la taire car vouloir la faire croire est une insulte envers le public. Même vraie, elle ne serait pas une excuse. Quant à la responsabilité du mec, elle n'en serait en rien diminuée (ni évidemment celui du journal qui en a fait ses choux gras).









@robsa23 oui et les vaches ont des ailes.