Une Respect Zone à Woluwe-St-Pierre

Un enfant sur trois a déjà été victime de cyber-harcèlement et un enfant sur cinq affirme déjà en avoir été l’auteur. 70 % des jeunes disent déjà y avoir été confrontés. Pour encourager les jeunes et les adultes à remédier à cela, la commune de Woluwe-Saint-Pierre arbore fièrement le label de Respect Zone, une première en Belgique.

Ce label, soutenu par une charte, rappelle quelques principes de bon sens tels que le respect de l’autre ou le fait de ne pas diffuser de contenu harcelant, homophobe, raciste ou simplement discriminant sur les réseaux sociaux. « Prendre parti pour quelqu’un qui se fait harceler peut parfois mener à être soi-même stigmatisé, explique Philippe Coen, créateur du label. C’est pourquoi il faut que les harceleurs prennent conscience de leurs actes. » C’est ainsi que la charte doit être affichée dans le plus grand nombre d’endroits pour rappeler à tout un chacun qu’il y a des limites.

« Qu’on soit la victime ou qu’on voie quelqu’un se faire harceler, on ne sait jamais comment réagir, explique Marius, 14 ans. Si on respecte la charte sérieusement, ce sera un moyen d’améliorer les choses. » Ce que confirme Charlotte, 13 ans, qui a elle-même été victime de cyber-harcèlement. « Cela ne va pas tout résoudre, mais c’est un bon début. »

Si la clé du fonctionnement de ce label est le civisme de chacun, Benoît Cerexhe (CDH), bourgmestre de la commune, en souligne l’importance. « C’est un fléau vicieux et invisible dont personne n’est à l’abri. La concentration d’écoles au centre de la commune fait que 5.000 élèves fréquentent le quartier quotidiennement. D’où l’importance de rappeler que le harcèlement n’est pas le bienvenu et qu’il y a quelqu’un à qui en parler. »