Journée noire pour le verre namurois
Consternation jeudi, à l’usine Saint-Gobain Glass d’Auvelais (Sambreville). La direction du producteur verrier a annoncé la mise à l’arrêt temporaire dès la fin janvier 2013, de son deuxième et dernier four permettant la production de verre plat.
« Le secteur verrier est en crise. Et nous n’y échappons pas. Depuis plusieurs années, on observe un très net ralentissement de secteur verrier au Benelux, mais aussi dans l’ensemble de l’Europe. Le prix du verre n’a jamais été aussi bas. Et les commandes sont en baisse. L’année 2012 sera encore moins bonne que celle de 2011 qui était déjà une année très mauvaise, explique Christine Vander Heyden, directrice des ressources humaines à Saint-Gobain Glass Benelux. Nous ne percevons aucune reprise du marché pour l’année 2013. Nous avons donc pris la décision de mettre en veille notre deuxième four pendant au moins un an. Après cette période nous analyserons les perspectives du marché pour opérer à une éventuelle remise en marche du four », poursuit-elle. L’impact pour les travailleurs est très conséquent : sur les 330 travailleurs que compte l’usine, 150 seront mis en chômage économique le temps de la mise en arrêt du four. Le reste du personnel continuera à travailler sur les autres ateliers de l’usine.
Au sein du personnel, la nouvelle est tombée comme un coup de massue. Réunis en assemblée générale jeudi soir, les travailleurs devaient décider des actions et des positions à adopter dans les prochaines heures. Mais tous se posent la même question : va-t-on vers la fermeture définitive du site Saint-Gobain d’Auvelais ? Selon plusieurs représentants syndicaux, un tel scénario se profile. « La direction ne nous donne aucune certitude quant à la date de remise en marche du four. Parce qu’il ne sera peut-être jamais remis en marche. Un four en Allemagne, qui produit le même produit que nous, vient d’être remis en fonction par Saint-Gobain. On craint qu’à terme ce site allemand ne reprenne la production d’Auvelais », avance Stéphane Baudart, permanent FGTB. « On veut que Saint-Gobain Glass se positionne sur l’avenir du site. Et s’il envisage sa fermeture, il doit proposer des pistes de reconversion pour les travailleurs », plaide Manu Fernandez, délégué CSC.
Des sentiments partagés par Jean-Charles Luperto (PS), bourgmestre de Sambreville. « Il faut envisager une reconversion car aujourd’hui, c’est bien de ça dont il s’agit. J’en ai parlé avec le ministre de l’Emploi Jean-Claude Marcourt et j’ai lancé un groupe de travail chargé d’analyser les perspectives d’avenir du secteur verrier. Je suis quelqu’un d’optimiste, mais pas béat. On voit très bien que les signaux s’accumulent : dégraissage du personnel, réduction de la voilure, etc. »
Dans les prochains jours, représentants syndicaux et direction de Saint-Gobain Glass vont se revoir pour négocier les modalités pratiques de cette mise en chômage forcée de 150 travailleurs.








Il faut délocaliser ces patrons qui gagnent du pognon en dormant. Ces empires industriels sont dirigés par des financiers et non par des industriels. Glaverbel, Saint-Gobain, Arcelor-Mittal, etc... construisent des unités de production dans des pays qui ne se soucient pas des droits fondamentaux du travail. Il faut surtaxer l'importation de produits fabriqués dans ces pays!