La chasse aux trafiquants se poursuit chaque jour

Jean-Luc Bodeux
Mis en ligne

ATHUS Les polices locales des zones du Sud-Luxembourg et de la Gaume, ainsi que la police fédérale mènent l'opération « Rodange» dans le Sud-Luxembourg. Objectif : éradiquer les pnénomènes "drogues" et "trafics" dans la commune frontalière d'Aubange.

Agir fortement et dans la durée. L’opération « Rodange » (Le Soir du 23/11/2012), menée conjointement par les polices locales des zones du Sud-Luxembourg et de la Gaume, et la police fédérale, s’est poursuivie ces vendredi et samedi soir. Vendredi en fin d’après-midi, les différents services concernés, avec le bourgmestre Jean-Paul Dondelinger, ont refait le point de la situation suite à cette opération coup-de-poing enclenchée le 5 novembre à Athus. Le gouverneur Bernard Caprasse est lui aussi venu « pour marquer clairement le soutien des autorités administratives pour éradiquer le phénomène drogues et trafic dans cette commune frontalière. Il faut absolument être présent pour éviter un phénomène de contagion et de gangrène. Merci aux policiers qui s’engagent. La situation n’est pas facile. Je reviendrai encore ici ». Une réunion de concertation qui a reçu l’aval du procureur général à Liège et de l’office des étrangers pour que l’action menée, et qui va se prolonger en décembre, soit le plus efficace possible.

En début de soirée, une dizaine de policiers avec chien lançaient leur patrouille dans les rues cibles d’Athus, autour de la rue de Rodange. « Il est important de rassurer la population, de montrer que ces trafiquants et dealers ne sont pas les rois d’Athus », nous glisse un policier qui estime « qu’en quelques années, la situation a radicalement changé. » Il faut donc frapper fort, et vite.

Des contrôles de passants sont effectués et puis, sur le coup de 18h30, un café suspect est encerclé. Poliment, calmement, les clients sont invités à passer par un contrôle et une fouille en règle. La forte présence policière annihile toute rébellion. Rien d’anormal ne sera découvert. Mais ce n’est pas toujours le cas. « La veille, nous dit ce policier, deux voitures que nous avons voulu arrêter ont démarré en trombe en direction de la France. Il y a des collaborations possibles mais les frontières ont leurs limites. On ne peut poursuivre s’il n’y a pas un fait criminel répertorié comme tel. Et nous évitons aussi des poursuites inconsidérées qui peuvent être dangereuses pour chacun. » Les malfrats de tous poils jouent donc au chat et à la souris. « On sait aussi qu’après les contrôles, des gens nous guettent et les trafics reprennent sitôt qu’on est parti. » Le combat sera long, compliqué.

Vos réactions

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1. Cantinaelfarolito dit le 09/12/2012, 10:11

"Le combat sera long et compliqué" Que diriez vous d'une trentaine d'années comme aux USA, monsieur le journaliste, avec au final l'aveux d'avoir jeter l'argent par les fenêtres et de n'avoir rien solutionné? Arrêtez donc avec l'hypocrisie généralisée.

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