Le Recyclart pourrait fermer ses portes

Le centre culturel pourrait être amené à déménager si les normes de sécurité incendie ne sont pas  rencontrées.
Le centre culturel pourrait être amené à déménager si les normes de sécurité incendie ne sont pas rencontrées. - Dominique Duchesnes

Le Recyclart, qui occupe les locaux de la gare de la Chapelle à Bruxelles, serait contraint de quitter les lieux d’ici à la fin de l’année en raison de la non-conformité aux nouvelles normes de sécurité incendie selon Bruzz. Mais autant Infrabel, qui loue les locaux à Recyclart, que la Ville de Bruxelles affirment que les négociations sont toujours en cours.

« Nous sommes en pleine discussion, précise Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel. Mais ce seront les pompiers qui définiront si l’infrastructure est aux normes ou pas. » En effet, Infrabel avait signalé en 2014 à Recyclart qu’ils devaient sécuriser davantage les lieux pour pouvoir renouveler le bail qui prend fin ce mois-ci.

Du côté de Recyclart, on confirme être dans l’attente d’une réponse. « Il n’est pas encore certain que nous devrons effectivement quitter la gare de la Chapelle. Les pompiers ont refait une évaluation de la sécurité incendie selon les nouvelles normes et nous espérons recevoir leur verdict dans les jours qui viennent. »

Sécurité insuffisante

Depuis 2014, la sécurité des visiteurs se serait améliorée avec l’installation de détecteurs d’incendie, de buses et d’issues de secours, mais selon Infrabel, cela ne suffirait pas pour assurer la sécurité de l’infrastructure ferroviaire. « Le Recyclart se trouve juste en dessous de l’axe Nord-Midi qui est le plus important de Belgique, souligne Frédéric Sacré. Cet axe représente un tiers de la circulation ferroviaire. En heure de pointe, il y passe nonante trains par heure. Infrabel ne peut pas assumer ce risque. »

Idéalement, il faudrait qu’un incendie au Recyclart mette minimum deux heures à atteindre l’infrastructure ferroviaire. Dans ce délai, il est tout à fait possible d’éteindre le feu et donc d’éviter la mise en danger de l’infrastructure. Pour atteindre une telle résistance au feu, Recyclart devrait construire une structure de “boîte dans la boîte”. Mais ce genre de travaux, en tenant compte du planning, de l’octroi des permis et de la construction, pourrait facilement atteindre une durée de quatre années. Délai qu’Infrabel trouve trop long et surtout trop risqué. À côté de cela, le porte-parole souligne que la sécurité des visiteurs est aussi à prendre en compte.

Pourtant, Recyclart affirme tout mettre en œuvre pour répondre aux normes de sécurité incendie. « Nous avons reçu une liste de normes à mettre en ordre et nous avons réglé la plupart de ces points. D’autres travaux sont encore prévus pour améliorer la situation. »

Si l’avis des pompiers s’avérait être négatif et que le Recyclart devait réellement quitter les lieux, le centre culturel affirme la volonté de maintenir son activité ailleurs. « Nous avons envie de continuer et la Ville de Bruxelles nous a promis de trouver d’autres locaux. » De son côté, Karine Lalieux (PS), échevine de la Culture, soutient Recyclart et confirme que des contacts ont été pris en prévention de ce qui pourrait arriver.

Dans tous les cas, les événements prévus jusqu’en février 2018 auront bel et bien lieu à la gare de la Chapelle.

 
 
 
 
 
 

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