Patron, j’ai amené Youky !

Giuseppe et Mimas chez Nestlé Belgilux
Giuseppe et Mimas chez Nestlé Belgilux

Cookie, Mimas, Pepper et Babette sont bien connus chez Nestlé à Anderlecht. Ils font partie des 24 chiens admis à ce jour dans les bureaux pour tenir compagnie à leurs maître(sse)s. Une réalité depuis septembre 2015 et le lancement de « Pets@Works », initiative «naturelle» selon Nestlé qui compte parmi ses marques Purina One, Fido ou encore Friskies.

Au-delà du coup marketing qu’elle entend transformer en Alliance « Pets@Work » fédérant 200 sociétés européennes (dont des belges) d’ici 2020, la société surfe sur une tendance éprouvée dans le monde anglo-saxon. Notamment par son concurrent direct Mars, détenteur de Frolic, Pedigrée, César… « Permettre aux employés d’amener leur animal de compagnie au travail a un impact extrêmement positif sur la santé mentale et physique du travailleur, sur l’atmosphère du bureau et sur la productivité générale », argumente Florence Maniquet, Corporate Communication Manager de Nestlé Belgilux. Oui mais… comment ?

Employés et employeurs y gagneraient…

Les pro-toutou au boulot dégainent une foule d’études martelant que la présence d’un animal de compagnie diminue le stress de l’employé, réduit son absentéisme, génère du contact social avec les collègues, améliore la productivité et maintient en bonne santé. Les bienfaits d’un Médor ou d’un Bob dans les parages rejailliraient aussi sur l’entourage professionnel immédiat. Même l’employeur y gagnerait. En rendant sa société « animal admis », l’entreprise se distinguerait avec originalité par rapport à ses concurrents. Mieux, ce « privilège » octroyé à l’employé le fidéliserait et pourrait décider des talents « pet friendly » à postuler dans une boîte tournée vers le bien-être de la personne. Une étude souligne que le « pet@work » séduirait jusqu’à 75 % des 18-35 ans.

Montrer pattes blanches

Reste qu’ouvrir l’open space à Médor, nécessite une sérieuse adaptation. « Il faut créer les conditions d’une cohabitation optimale », admet Florence Maniquet. « Un open space et un ascenseur doivent être dog-friendly, avec moquette anti-absorbante en cas ‘d’accidents’. » Un espace promenade est aussi aménagé.

Pour faciliter l’intégration du chien, le maître reçoit panier, gamelles, sacs à crottes, jouets… De son côté, l’animal doit montrer pattes blanches et répondre aux critères de la « Pet Etiquette » : être sociable et bien éduqué, en ordre de vaccination, ne pas être un pitbull ou un rottweiler. «L’animal est aussi interdit d’accès dans des zones comme le mess, les cuisines…, précise la chargée de communication. Et il ne peut accéder aux espaces de réunions et de travail que si tous les gens présents sont d’accord. » Pas encore évident. Selon une enquête Ipsos/Purina dans 8 pays européens, seuls 33 % des répondants sont aujourd’hui convaincus des bienfaits de l’animal au travail. Et vous ?