Premier lifting pour la citadelle

Noelle Joris
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NAMUR Le chantier de restauration d'une partie des murailles est terminé. Mais la tâche est loin d'être finie. D'autres chantiers se profilent.

  • <p>Chantier de restauration d'une partie des murailles de la citadelle. © N.J.</p>

    Chantier de restauration d'une partie des murailles de la citadelle. © N.J.

Cinq milles mètres carrés de pierres à rénover, remplacer, rejointoyer, cimenter. Le défi était de taille. Il est désormais accompli en temps et en heure, et dans le (quasi) respect de l’enveloppe budgétaire initiale. Le chantier de restauration des murailles de la citadelle de Namur est donc terminé. Depuis quelques jours déjà les échafaudages et les grues ont été démontés. Les Namurois ont ainsi pu découvrir le résultat d’un chantier qui aura duré un peu moins d’un an. Et les murailles d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec celles d’hier. Désormais, en plus d’être embellies, elles sont aussi plus solides.

Au moment de réceptionner les travaux, l’heure est au bilan du côté de la Ville de Namur. Budget, délais, cahiers de charge : la firme andennaise TWT désignée pour effectuer cet important chantier, semble avoir accompli avec brio la mission.

Sur le plan financier, le surcoût par rapport au budget initialement prévu devrait être inférieur à 7 %. « C’est très raisonnable pour un chantier de cette envergure », commente Arnaud Gavroy (Ecolo), échevin de la Citadelle. Au total, le coût de la restauration de cette partie des murailles devrait avoisiner les 2,2 millions d’euros, subsidiés à hauteur de 95 % par la Région wallonne. « La part communale est donc très réduite », ajoute l’échevin.

Point de vue timing, le contrat a également été rempli. La durée du chantier fixée à un an, a été respectée. « La tâche n’était pourtant pas facile, au vu de la configuration du site, escarpé et proche d’une voirie fort fréquentée », note Arnaud Gavroy. En novembre 2011, le chantier démarrait avec la notification du marché à la firme TWT. Une première grue était installée au mois de mars. Le gros des travaux a eu lieu durant les mois de mai, juin, août et octobre 2012. Chaque jour, en moyenne trente ouvriers étaient mobilisés. Au total ils auront presté 30.000 heures perchés sur les échafaudages et les grues.

« Sur le plan technique nous sommes également très satisfaits », commente Arnaud Gavroy. Techniques modernes et traditionnelles ont ainsi été utilisées. Au final, environ 85 % des pierres ont pu être conservées après avoir été consolidées et nettoyées. Les 15 % des pierres neuves proviennent de carrières namuroises. « Les techniques utilisées vont permettre d’allonger la durée de vie de la muraille. On espère ne plus devoir la restaurer tous les 40 ans », poursuit Arnaud Gavroy.

Bilan satisfaisant donc pour ce chantier. Mais la tâche est encore grande : au total la citadelle compte 50.000 mètres carrés de murailles dont beaucoup nécessitent le même genre d’intervention…

Osez la rencontre !