L’homme invisible a-t-il une ombre ?
Pourra-t-on un jour entourer le système solaire d’une gigantesque sphère de Dyson pour récupérer toute l’énergie du soleil, comme dans la saga d’Omale, de Laurent Genefort (lire ci-contre) ? Ou envoyer du combustible dans le cœur du soleil pour qu’il ne s’éteigne pas, comme dans Sunshine ? Disposerons-nous d’un télétransporteur qui nous emmène en un instant à l’autre coin de la galaxie comme dans Star Trek ? Est-il possible de faire dévier un astéroïde menaçant de percuter la Terre, comme dans Armageddon ?
Des romans, des films, des séries télé répondent oui aux questions et s’en servent comme base de leur fiction. Roland Lehoucq, lui, réfléchit. Cet astrophysicien passionné de science-fiction adore le jeu du « et si… » Et si on prenait Omale, Star Trek, Armageddon au pied de la lettre ? Si on étudiait la possibilité de ce qui nous apparaît aujourd’hui comme une divagation ?
C’est ce que le scientifique fait. Avec une véritable connaissance de toutes les possibilités qui, en revanche, ne tue jamais le rêve de la fiction. Cet essai, issu de sa rubrique scientifique dans la revue de SF Bifrost, est d’une richesse extraordinaire, ouvre des horizons aussi nouveaux que ceux de la SF et, ce qui ne gâte rien, reste accessible. Même quand il discourt sur le destin lointain de l’univers ou sur l’ombre de l’homme invisible.


