Avec ses aliens, Laurent Genefort parle de notre rapport à l’autre
Laurent Genefort est sans doute le plus « space opera » des écrivains français. Son horizon, c’est l’univers tout entier. « L’altérité est au cœur de mes romans, sous toutes ses formes, a-t-il dit au magazine Galaxies : physiques (les artefacts spatiaux et les planètes étranges), biologiques (les formes de vie exotiques) et ethniques (les primitivistes, les post-humains). »
Omale parle d’altérité. Imaginez une gigantesque coquille de matière solide entourant une étoile. Ses constructeurs en ont fait un zoo galactique. Des Humains y sont parqués, à côté des puissants Chiles et des sages Hodgqins. C’est leurs aventures que Genefort raconte. Les guerres, les pactes, le commerce, l’exploration. Et la quête : mais pourquoi donc les constructeurs d’Omale y ont-ils piégé les espèces de la galaxie ?
Le cycle d’Omale, trois romans et des nouvelles, parues de 2001 à aujourd’hui, vient d’être réédité par Denoël. C’est un des musts de l’année.
Avec Points chauds, Genefort fait dans le même style, mais d’une manière plus intime. On reste sur Terre et on suit une série de personnages, Léo, Prokopié, Raji, Camila, dans ce monde où, des 2019, des Bouches ont fait leur apparition et débarquent des extraterrestres. Comment l’homme se comporte-t-il face à eux ? Qui sont le plus dangereux, les Corcovados, les Shaytan ou les Hommes ? De la peur à la découverte sinon à l’amitié, Genefort développe notre rapport à l’autre. C’est poétique dans Points chauds, c’est ironique dans Aliens mode d’emploi. Et ça fait du bien de lire de l’excellente hard SF.







