Le patron d’un groupe liégeois voulait reprendre un site d’ArcelorMittal en France

Benoit July
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Selon la presse française, le mystérieux repreneur qui s’était porté candidat à la reprise du site de Florange (d’ArcelorMittal) serait Bernard Serin, le patron du groupe liégeois CMI.

Selon la presse française, le mystérieux repreneur qui s’était porté candidat à la reprise du site lorrain de Florange ne serait autre que Bernard Serin, le patron du groupe liégeois CMI – qui refuse de commenter cette info.

L’idée d’une nationalisation temporaire du site avant son éventuelle cession à un repreneur indépendant d’ArcelorMittal avait été évoquée par le ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, désavoué par la suite par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Le profil idéal ?

Lorrain d’origine et Liégeois d’adoption, Bernard Serin a effectivement le profil de l’emploi. Il connaît la sidérurgie comme sa poche, puisqu’il y a effectué l’essentiel de sa carrière. Non seulement chez Cockerill à Liège, qu’il a dirigé entre la cession de cette entreprise à Usinor en 1998 jusqu’à la constitution d’Arcelor, en 2002, mais aussi… à Florange. « Mon meilleur souvenir remonte à l’époque où, âgé de 36 ans, j’ai été nommé à la direction de Sollac à Florange », confiait-il au « Soir » il y a cinq ans. « J’avais grandi en face de cette usine qui employait encore quelque 8.500 personnes, et à la construction de laquelle mon père avait participé dans les années cinquante. »

Bernard Serin s’y connaît également en reprise d’outils puisqu’il a franchi le pas en 2002 en reprenant le groupe liégeois CMI spécialisé dans l’ingénierie et la maintenance dans des secteurs tels que l’énergie et la sidérurgie (le groupe est un des leaders mondiaux dans la conception de lignes de galvanisation qu’il exporte au Brésil et en Chine, notamment). En dix ans, les effectifs de cette entreprise ont triplé, à 3.400 personnes, pour un chiffre d’affaires doublé, à 711 millions d’euros (2011).

Des intentions obsolètes

Bernard Serin, qui est aussi président du club de foot de Metz, n’a jamais caché son intention de jouer un rôle dans la reconversion du bassin lorrain. Mais, dans le cas présent, il refuse d’apporter le moindre commentaire aux intentions qui lui ont été prêtées par la presse française.

Des intentions qui sont du reste devenues sans objet puisque le site de Florange ne sera pas cédé à un éventuel repreneur : ArcelorMittal reste seul maître à bord, s’étant engagé à y investir 180 millions d’euros et à ne pas licencier les 630 personnes menacées par la fermeture de la phase liquide. Celle-ci pourrait être temporairement sauvée par le biais d’un programme expérimental de production d’acier plus respectueux de l’environnement (« Ulcos ») qui serait très majoritairement financé par les pouvoirs publics français et européens.

Vos réactions

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8. Login_001 dit le 04/12/2012, 12:52

Je connais un ancien ingénieur de cmi prépensionné il y a peu, c'est tout juste si on ne lui demandait pas de nettoyer les vitres car la situation est difficile mais apparemment il y a des milliards sous les matelas de ces pauvres assistés de grands patrons pupille des libéraux !!!

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7. Login_001 dit le 04/12/2012, 12:35

CMI qui appartenait à cockerill ....on se fout de qui !!!!

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6. bincaalors dit le 04/12/2012, 11:52

@ oceane et sophie: Le problème de Mittal Belgique, c'est la réputation de gréviste de Liégeois. Désolé de le dire, mais ça fait 40 ans que ces gens partent en grève pour un oui où un non, ce qui n'est pas le cas des lorrains de Florange.

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5. bincaalors dit le 04/12/2012, 11:51

@ oceane et sophie: Le problème de Mittal Belgique, c'est la réputation de gréviste de Liégeois. Désolé de le dire, mais ça fait 40 ans que ces gens partent en grève pour un oui où un non, ce qui n

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4. philip4 dit le 04/12/2012, 11:22

Au lieu de vouloir investir en France ce Monsieur ferait mieux de le faire en Belgique,ce n'est pas l'endroit qui manque ,il a le choix entre Charleroi, La Louvière ,Clabecq ou Liège.

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