Le credo de Maxime Prévot
De grands projets structurants pour faire exister la ville comme capitale
Vingt-trois pages très serrées, une heure trente de lecture par le bourgmestre Maxime Prevot (CDH)… la très officielle « déclaration de politique générale du collège communal namurois » marquera les esprits. L’exercice a beau avoir été rendu obligatoire par le code de la démocratie locale, sa version namuroise traduit bien, et l’assise de la majorité, et son ambition. Tentative de synthèse.
Assise politique. La ville de Namur assure Maxime Prévot, bénéficie d’une « assise politique large, stable et crédible, rassemblant près de 70 % des sièges (…). Notre motivation est inchangée : permettre à Namur de se développer en assumant pleinement son ambition de capitale tout en améliorant le quotidien des habitants. »
Vision de ville. L’attractivité de Namur passe par le développement des entreprises, l’amélioration du cadre de vie, le projet de ville intelligente mais aussi par des investissements culturels forts du type Bilbao en Espagne. « Nous ne voulons pas copier Bilbao. Nous n’en avons ni les moyens ni les prétentions. L’enjeu est surtout un état d’esprit : casser cette image de ville morte qui, à tort, colle encore à Namur et s’appuyer sur nos atouts endogènes, en associant culture et requalification urbaine ».
Namur vraiment capitale. « L’affirmation plus prononcée de notre statut de Capitale régionale doit guider notre action des années à venir », assure le bourgmestre. Ça passe par une évolution des mentalités, des relations internationales choisies mais aussi par des grands projets d’infrastructures (ci-après).
Les projets à terminer. L’attractivité de la ville suppose la concrétisation de projets déjà bien engagés : la nouvelle gare des bus, la rénovation des abattoirs de Bomel et du cinéma Caméo, l’agrandissement du Palais des expositions, la réhabilitation du quartier des Casernes, la construction du nouveau palais de justice, le futur centre commercial avec CityMall et le grand projet de réaménagement du site de la gare.
Nouveaux grands projets structurants. Namur a beau être capitale, elle manque encore de toute une série d’infrastructures pour asseoir sa réputation. La majorité en a sélectionné quelques-uns : un véritable centre de conférences, un nouveau téléphérique reliant le cœur du Vieux Namur à la Citadelle, une salle de spectacle « digne d’une ville capitale, évitant de devoir sans cesse courir jusqu’à Marche ou Ciney pour assister à un concert », une passerelle cyclo-piétonne entre Jambes et Namur avec revitalisation du Grognon et un Grand Manège rénové au service de la création culturelle namuroise.
Cohésion sociale. Beaucoup de projets avec une attention particulière au logement : augmentation de l’offre pour diminuer la pression sur les prix, maintien de 10 % de logements publics, rénovation de quartiers sociaux, chasse aux marchands de sommeil…
Un peu de tout. Des dizaines de projets sont évoquées au fil des pages. Parmi eux : un musée des arts du 18º siècle, une grande bibliothèque en cœur de ville, une application Namur pour smartphone, une scénographie renouvelée pour la citadelle, un réseau de toilettes publiques, une nouvelle patinoire, un plan trottoir plus ambitieux etc.
Le credo. « Cette ville nous l’aimons intensément et nous souhaitons modestement mais aussi passionnément la faire grandir. Pour qu’elle tienne son rang et ne laisse aucun Namurois au bord du chemin. »







