Une nature morte par Hans Van Hessen vendue 193.000 euros !
Estimée entre 50.000 et 70.000 euros, elle s’est vendue à plus du triple de son estimation basse.
Rareté
L’auteur du tableau est un quasi-inconnu, longtemps confondu avec un homonyme anversois. Tout comme ce dernier, il est natif d’Anvers, mais il s’exila à Amsterdam, où il exerça le métier de peintre de natures mortes entre 1607 et 1648.
L’on pense qu’il y est décédé. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre, ce tableau est l’une des deux œuvres que les spécialistes lui reconnaissent avec certitude. La seconde, qui faisait partie d’une collection hambourgeoise dans les années 1930, a été perdue de vue…
La présente œuvre était, jusqu’à la vente du 14 novembre dernier, conservée depuis plus d’un siècle dans des collections suédoises, sans aucune apparition en vente publique. C’est assurément sa rareté qui explique son prix, tout comme sa fraîcheur sur le marché.
Nature morte
Les spécialistes datent cette œuvre entre 1635 et 1655. Ce genre, bien étudié aux Pays-Bas depuis quelques dizaines d’années, est en effet l’un des apanages de la peinture hollandaise du Siècle d’or. Alors que les pays catholiques continuent à privilégier la peinture religieuse, le Nord calviniste, qui réprouve la représentation du Christ et des saints, s’oriente depuis quelques dizaines d’années déjà vers des sujets profanes. Les paysages, les portraits, mais aussi la représentation de mets font florès. Dans le cas des natures mortes cependant, l’œuvre n’est pas toujours exempte d’un message plus philosophique. Il est en effet coutume que certains éléments de la composition renvoient à des thèmes aussi sérieux que la brièveté de l’existence humaine. On utilise alors le terme de vanité.







