«Le Monde» réagit à la polémique: «Pas de doute, il fallait publier cette tribune»

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Mardi, Le Monde publiait une tribune co-signée par cent femmes dénonçant « le puritanisme ». Les signataires y exposent leur point de vue de l’affaire Weinstein et du mouvement #MeToo. Des propos, à contre-courant, jugés « choquants » par de nombreuses associations féministes et par le gouvernement français.

«  Nous n’avions pas de doute sur le fait qu’il fallait publier le texte des 100 femmes  » explique Luc Bronner, le directeur de la rédaction du Monde, dans un article revenant sur la polémique. «  Nous avons décidé de faire du harcèlement sexuel une priorité éditoriale pour l’année à venir. Avant la publication de cette double page, nous avions publié plus d’une dizaine de manchettes, une quarantaine d’enquêtes, reportages et analyses portant sur ces sujets de harcèlement. Sans parler de dizaines d’interviews et de points de vue variés, en général favorables au mouvement #MeToo. Donner la parole à des personnalités défendant des points de vue différents ne posait donc aucun problème de principe », argumente-t-il.

Pour autant, le quotidien français admet devoir «  faire un effort de présentation de manière à ce que les internautes (…) comprennent immédiatement qu’ils ont à faire à une tribune et non à un article écrit par un journaliste maison  ».

 
 
 
 
 
 

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