National pop-up store, une vitrine pour la création belge

Anne-sophie Leurquin
Mis en ligne | mis à jour

« Paris is just a city, Belgium is creativity »: c’est le mot d’ordre de la vitrine éphémère de la création belge qui s’est ouverte vendredi 7 décembre place du Châtelain.

  • <p>Les sacs à pochettes réversibles de Versa Versa</p>

    Les sacs à pochettes réversibles de Versa Versa

Jusqu’à dimanche prochain, ce « National pop-up store » vise à promouvoir le vivier belge de talents en arts plastiques, design, édition, mode, musique ou cinéma.

A l’origine de ce projet, Adeline d’Ursel et Alexandre Moens, 26 et 27 ans. Mandatés par le bureau d’études Kurt Salmon pour enquêter sur les enjeux de l’économie créative en Belgique, ils se sont rendu compte en interviewant les artistes que la Belgique, si elle regorge de talents reconnus à l’international (d'après leurs statistiques, notre pays serait le 7e exportateur au monde de biens culturels), manque d’espaces – et de financement souvent- pour les promouvoir. L’étude concluait également qu’un partenariat public/privé était une des manières de soutenir la création.

Adeline et Alexandre se sont donc mis en tête d’offrir aux créateurs belges une vitrine pour que les acheteurs, les collectionneurs ou le public lambda puissent les connaître. Quelques mois plus tard, après avoir établi un business plan, trouvé un endroit et demandé à Matthieu Ronse, Annemie Verbeke, Frédéric Jannin et aux frères Dardenne de les guider dans leurs choix, leur beau projet a enfin pu prendre forme. Un sésame de 6 euros (qui sont déduits en cas d’achat de plus de 15 euros) permet d’entrer dans l’arrière-maison de la cossue place du Châtelain qui expose au rez-de chaussée les œuvres d’art contemporain et de design. « Tout est à vendre », explique la guide qui donne de petites anecdotes croustillantes sur l’histoire de cet iceberg de Karel Thienpont qui n’entrait pas dans l’espace ou sur ces morceaux de terre plâtrés de la jeune artiste Katrien Paulusen. A l’étage, des palettes suspendues exposent des bandes dessinées indépendantes dans les deux langues et des planches originales de Frédéric Jannin. Au centre, une longue table permet de se restaurer. Plus loin, des bijoux, de la maroquinerie et des vêtements de stylistes formés en Belgique. Un rocking chair offre un petit salon d’écoute de musique belge, parmi les disques et les vinyles. Le pop-up store se clôturera avec le concert de FIRED, les musiciens de Saule.

« L’idée est de convaincre les investisseurs que cette idée de vitrine de créateurs est non seulement nécessaire mais aussi rentable, sourit Adeline, parce qu’il faut bien l’admettre, comme on est jeunes, on ne nous prenait pas tout à fait au sérieux. » Or ce qu’ils ont montré là force le respect et mérite le détour !

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1. sunnyhill dit le 11/12/2012, 12:05

Exportateur! La Belgique serait le 7e exportateur, pas importateur, de biens culturels.

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