Le nouveau parking du domaine Solvay fait débat
LA HULPE Le plan communal d'aménagement du domaine Solvay est à l'enquête publique. Le point lié au stationnement pose problème. Les associations environnementales regrettent la destruction de la zone forestière.
Le document est salué par tous. À l’exception d’un point. Un nouveau parking de 186 places construit dans une zone boisée située le long de la chaussée de Bruxelles, au lieu-dit Bruyère Guêpe. Il fait bondir les associations environnementales locales. Une pétition en ligne circule. Elle a été lancée par l’ASBL « Les amis du Parc Solvay ».
Depuis le 12 novembre, le projet de plan communal d’aménagement (PCA) du domaine Solvay, à La Hulpe, est à l’enquête publique. Elle se termine le 13 décembre. Cet outil permettra de baliser le développement futur de ce site classé. Ses grands principes visent avant tout à préserver pour les générations futures ce qui existe déjà. Qu’il s’agisse de bâtiments ou des zones de parc et de forêt, de manière à éviter l’une ou l’autre construction. Ce PCA a d’ailleurs été lancé en 2003 car un projet de manège couvert était sur la table.
L’objet du débat actuel ? Le stationnement. Le Domaine Solvay attire beaucoup de monde lors des belles journées d’été. Problème : les visiteurs méconnaissent les parkings mis à leur disposition. En venant de Bruxelles, ils se garent donc le long de la chaussée de Bruxelles. Ce qui cause bien évidemment d’importants problèmes de sécurité pour les piétons et cyclistes. Le Service public de Wallonie ne veut plus voir de voitures le long de cette voirie. Le projet envisagé est donc d’abattre les arbres situés sur ce terrain de 50 ares, de construire un parking et d’ensuite recréer une lisière d’arbres. De manière à avoir un parking sécurisé et de mettre fin au parking sauvage. « En fait, il s’agit en quelque sorte de repousser la lisière de quelques mètres, de manière à créer une contre-allée entre la chaussée et les arbres, précise l’échevine de l’Urbanisme Isabelle Hinderyckx (Ecolo). La servitude de vue est préservée et aucun arbre remarquable n’est abattu. Dans tous les cas, il faut trouver une solution à cette problématique. »
Du côté de La Hulpe Nature, Renaud Delfosse estime que « la dénaturation d’un site classé patrimoine exceptionnel est regrettable. Et tout cela pour une quinzaine de week-ends par an ! »
Aujourd’hui, les visiteurs peuvent rejoindre trois parkings (500 places au total) : celui de Gaillemarde, celui situé à l’entrée de la chaussée de Bruxelles et celui de Dolce, méconnu. « Mais ce PCA vise à déterminer des pistes pour le long terme, poursuit Isabelle Hinderyckx. Nous ne savons pas ce que deviendra Dolce à l’avenir. Nous ne pouvons donc compter dessus. Pour le reste, il est clair que la signalisation doit être améliorée de manière à ce que les visiteurs se rendent dans l’un des parkings. » Car, précisons-le, ce PCA donne des impulsions, mais il est loin d’être garanti que la Région wallonne, qui est par ailleurs propriétaire du Domaine, entamera les travaux proposés rapidement.
La commune attend d’ailleurs depuis quelques années le réaménagement de places de parking situées à l’entrée de la chaussée de Bruxelles.








