Le nouvel envol du parc Galaxia

Jean-Luc Bodeux
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L’ESA a inauguré le premier incubateur spatial belge, à Transinne.  Au sein d’un groupement d’intérêt économique, Idélux espère que Galaxia va poursuivre sa progression.

  • Le premier « Business Incubator Center » belge labellisé par l’Agence Spatiale Européenne est installé dans ce bâtiment au look un peu futuriste du parc Galaxia de Transinne, occupé aujourd’hui à 80 %. D’autres start-up y sont attendues. © J.-L. B.
    Le premier « Business Incubator Center » belge labellisé par l’Agence Spatiale Européenne est installé dans ce bâtiment au look un peu futuriste du parc Galaxia de Transinne, occupé aujourd’hui à 80 %. D’autres start-up y sont attendues. © J.-L. B.

Le parc Galaxia de Transinne, pôle d’activités liées aux applications spatiales, prend de plus en plus son envol. Il comprend un pôle institutionnel avec l’ESA (l’agence spatiale européenne) installée à Redu, un pôle éducatif et de loisirs avec l’Euro Space Center et un pôle de création d’entreprises, basé à côté de l’Euro Space depuis 4 ans.

Ce mardi, les autorités scientifiques, politiques et économiques provinciales, nationales et même internationales via le directeur technique de l’ESA, Franco Ongaro, y ont inauguré l’ESA Bic Redu, le sixième Centre d’incubation d’entreprises en Europe.

Ce centre d’entreprises un peu futuriste, un bâtiment construit en bois et entouré d’une structure métallique porteuse de plus de 4.000 m2 de panneaux photovoltaïques, est ouvert à des entreprises liées au domaine spatial au sens large. On y trouve cinq sociétés : Vitro Ciset, M3 System, Redu Space Services, SES Asra et Eutralex. « En tout, avec le centre spatial de Redu, cela représente 130 emplois, commente Fabian Collard, directeur général de l’intercommunale Idélux qui gère ce site, dont des leaders mondiaux du secteur, mais également de petites entreprises qui disposent d’un potentiel de croissance élevé et qui compteront demain, nous l’espérons, également parmi les leaders de leurs secteurs. Il s’agit d’un pôle d’excellence loin de l’image d’un centre d’entreprises perdu au milieu des bois. Nous sommes situés le long de l’autoroute E411, proches des centres urbains et reliés en fibre optique à l’ESA de Redu ! »

Et la labellisation de ce Business Center ne fera qu’accroître son aura. Une sixième entreprise d’origine namuroise y est installée depuis quelques mois, baptisée Esnah. C’est la première start-up « incubée » intégrée dans ce programme ESA Bic Redu (lire ci-contre). « Mais il ne faut pas croire que ces entreprises ou start-up ne travaillent que dans le spatial pur, poursuit Fabian Collard. Leurs applications peuvent aussi avoir des retombées sur la vie quotidienne. »

Ce projet porté par le groupement d’intérêt économique WSLlux, comme Wallonia Space Logistics Luxembourg, vise à attirer d’autres sociétés en cours de développement. Cet incubateur de PME, labellisé par l’ESA, avec le soutien du bureau de la politique scientifique fédérale belge, veut donc susciter la création de nouvelles activités en aval des ressources satellitaires, en mettant à disposition des locaux, en apportant un financement de 100.000 euros maximum à chaque start-up et en offrant des services d’accompagnement (aux niveaux innovation, juridique, exportation, technique, etc.).

« Désormais, Idélux s’attelle à une campagne de communication pour attirer de nouveaux créateurs d’entreprises, avec des contacts auprès des hautes écoles et universités, en Belgique et à l’étranger », note Georges Cottin, directeur adjoint d’Idélux.

Le site Galaxia de Transinne est aussi appelé à se développer. Le ministre Jean-Claude Marcourt vient justement d’octroyer un subside de 4 millions d’euros pour la phase 1 de ce développement, en vue de relooker l’infrastructure, qui comprend la réfection de tout le parking, la création d’une nouvelle voirie qui sera située plus en avant du site, pour lui donner plus de visibilité, et une sécurisation des accès.

Jacques Nijskens, représentant le bureau de la politique scientifique fédérale, notait que la Belgique croit en ce développement de la recherche spatiale. Dans une période de restrictions budgétaires, la Belgique a décidé de verser 5 millions d’euros en plus pour la campagne 2013-2017 de l’ESA.

Et demain, Idélux espère pouvoir implanter à Transinne le futur centre logistique et de maintenance de toutes les stations Galileo. Mais cela, c’est un autre défi !

Osez la rencontre !