Pédophilie dans l’Église chilienne: le pape savait

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L’agence de presse Associated Press (AP) a révélé en début de semaine que le pape François avait reçu en avril 2015 une lettre de huit pages de Juan Carlos Cruz, victime d’agressions sexuelles par Fernando Karadima, un prêtre chilien de Santiago. La lettre, donnée en main propre au pape par le président de la commission pontificale pour la protection des mineurs du Vatican, Sean O’Malley, faisait état d’agressions sexuelles, mais aussi du silence de Mgr Barros, témoin de ces actes, et nommé évêque d’Osorno en janvier 2015.

Ce témoignage rejoint d’autres accusations de pédophilie qui concernent le père Karadima et qui dénoncent la non-dénonciation de Juan Barros. Le pape qui était donc au courant de ces accusations, a pourtant déclaré en conférence de presse le 22 janvier dernier : « Vous, avec bonne volonté, vous me dites qu’il y a des victimes, mais moi je ne les ai pas vues, parce qu’elles ne se sont pas présentées. ». La révélation d’AP relance le scandale de pédophilie qui touche déjà l’Église chilienne depuis quelques mois.

 
 
 
 
 
 

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