Réseau 5G à Bruxelles: les opérateurs s’impatientent

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Q ui peut comprendre qu’on veuille taxer le progrès ? » Malgré son caractère général, la question de Marc Lambotte, le patron d’Agoria, vise un cas précis : celui du déploiement du réseau 5G sur le territoire de la Région bruxelloise. En cause, les taxes communales, qui « varient selon les communes entre 3.000 à 10.000 euros par antenne » et sont, selon le patron de la Fédération de l’industrie technologique « un non-sens ». Mais ce n’est pas la seule raison qui fait dire à Marc Lambotte que Bruxelles risque de « manquer le train ». Le déploiement de la 5G ne serait pas possible dans les conditions actuelles car Bruxelles applique «  les normes d’émission les plus strictes en Europe  ».

«  Nous voulons un vrai partenariat. La 5G n’est qu’un point de la discussion visant à développer Bruxelles en tant que “Smart City”. On essaie de vider la question dans les prochaines semaines  », relativise-on au cabinet du ministre-président, Rudi Vervoort (PS). Calme apparent aussi chez Céline Fremault, ministre en charge de l’Environnement (CDH) : « Nous sommes très fermes sur la volonté d’implémenter la 5G mais nous le ferons dans le cadre de balises et sans nous enfermer dans un calendrier. » Même l’opposition ne semble pas en faire un fromage. « Il faut évidemment favoriser l’accès aux nouvelles technologies, mais aussi veiller à ce que la population soit protégée d’un surcroît d’émissions d’ondes », lâche Vincent De Wolf, chef de file MR au Parlement régional.

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