Bemelmans balayé en 47 minutes par Federer: «Je voulais vivre ça…»

©Mélanie Jeusette
©Mélanie Jeusette

La magnifique Ahoy Arena avait évidemment fait le plein, ce mercredi soir, avec ses 15.800 places toutes vendues (la plus grande salle de tennis en Europe, juste devant Paris-Bercy). Évidemment pas… pour Ruben Bemelmans, qu’il ne nous en veuille pas, mais bien pour le grand retour de Roger Federer qui a décidé de rejouer à Rotterdam (titré en 2005 et en 2012, sa dernière apparition datait de 2013) pour tenter de redevenir nº1 mondial plus de cinq ans après ! Une demi-finale, ici, et ce sera à nouveau historique.

Un grand moment… partagé par Ruben Bemelmans, issu des qualifs, qui, avant ceci, n’avait jamais joué que cinq rencontres face à des joueurs du top 5 (deux fois Nadal et une fois Djokvic, Murray et Wawrinka) toutes perdues…

Restait Federer à jouer et ça n’aura duré que 47’03’’ pour le 116e mondial, surclassé à tous les niveaux (6-1, 6-2)… «  Trop vite, trop fort, trop classe : j’ai essayé de jouer mon tennis, mais Federer, il est simplement trop bon pour moi  », reconnaissait un Bemelmans, pas déçu mais juste réaliste. «  Au moins, j’ai vu ce que c’était de jouer Federer une fois dans ma carrière. Et oui, malgré ce que vous pouvez penser, j’en ai profité. C’est un moment unique de ma carrière. Je me suis battu encore plus, en qualifs, lorsque j’ai vu qu’il y avait cette place possible contre Federer. Je n’étais pas spécialement nerveux. Je me suis donné à 110 % mais la vitesse de son tennis et la qualité de ses balles, c’est juste impressionnant. C’est le plus grand joueur de l’histoire, je pourrai dire que j’ai eu la chance de l’affronter… »

Merci pour la leçon… Que pouvait dire de plus Ruben Bemelmans après la démonstration de Roger Federer ? Le Limbourgeois était comme le public, il a apprécié le spectacle, de près, une fois dans sa carrière. Quant à Federer, il défiera l’Allemand Kolhschreiber (36e) ce jeudi, puis peut-être le vainqueur de Haase (42e)-Griekspoor (259e), qu’il devra battre aussi, vendredi en quart, pour être certain de redevenir le Maître de l’ATP, lundi, à 36 ans et 6 mois !

Goffin, expéditif aussi, jouera en quart contre Berdych

En début d’après-midi, c’est un David Goffin à nouveau très à l’aise à Rotterdam (il était finaliste l’an dernier contre Tsonga), qui n’a laissé, lui, que des miettes à un Feliciano Lopez, 36 ans comme Federer, mais classé au 37e rang mondial (ex-12e en 2015).

6-1, 6-3 en seulement 55 minutes, ici, c’est un peu le « tarif Goffin » à la Ahoy Arena. Mardi, il avait battu Nicolas Mahut sur le même score. «  Oui, c’est vrai que je me sens bien ici (rigole le 7e mondial). Depuis la Coupe Davis, je sens que je retrouve mon niveau, avec un très bon service. Même si j’ai été battu en demi-finale à Montpellier, j’ai bien joué là-bas. J’ai toujours besoin de quelques bons matches derrière moi… »

Vendredi, en quart de finale, il pourra vraiment se tester face à Tomas Berdych (17e mondial) et vainqueur, ici, en 2014.

 
 
 
 
 
 

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