BEP : priorité aux PME
Huit filières vont être soutenues avec comme critères l’innovation technologique et le potentiel de croissance. Un monitoring est mis en place avec une évaluation permanente.
Le monde bouge et la situation économique impose plus que de s’adapter plus que jamais aux besoins réels des entreprises. Cette réflexion, qui anime le Bureau économique de la province (BEP), va avoir des conséquences concrètes sur le paysage du soutien à l’activité économique en province namurois. Et tout bientôt, car aujourd’hui tout est en place. Tout d’abord, en concertation avec d’autres acteurs, l’aide aux PME, aux TPE (très petites entreprises), aux indépendants a été réorganisée pour optimiser chaque champ d’action (lire par ailleurs). Un peu comme la Wallonie a réorienté les missions de la Sowalfin (qui va cibler les PME), de la Sogepa (qui va plancher sur les entreprises en difficultés) et de la SRIW (vers les grandes entreprises et l’industrie).
En interne, le BEP va donc se concentrer sur quelques missions de base en évacuant toute dispersion, et a défini une nouvelle offre de services au sein de son département dédié au développement économique. Le tout sur base d’une enquête en retournant voir les PME pour identifier de manière précise leur besoin, ici et maintenant.
« En fait, auparavant, nous assurions un accompagnement assez ponctuel, pour répondre à des demandes, synthétise Laurence Gourgue. Aujourd’hui, l’idée est d’avoir une vue à 360 degrés, de discuter avec la PME qui nous contacte pour un projet afin d’estimer s’il est réellement le plus pertinent ou le plus efficace. Nous mettrons en place un monitoring avec évaluation permanente. » Bref, ce sera du « collé serré ».
Les moyens humains et matériels étant ce qu’ils sont, le BEP ne pourra suivre d’aussi près qu’un nombre restreint d’entreprises. Côté PME, la démarche est évidemment volontaire. Parmi les critères pris en considération, figureront l’innovation technologique et le potentiel de croissance. Huit filières sont identifiées, dont les quatre principales sont l’éco-construction, les technologies de l’information et de la communication, l’agroalimentaire ainsi que le tourisme.







