Nucléaire: les pastilles d’iode pour qui et pour quoi? (vidéos)

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La distribution de comprimés d’iode a été actualisée dans le nouveau plan d’urgence nucléaire entré en vigueur mardi, ont annoncé les ministres de l’Intérieur, Jan Jambon et de la Santé publique, Maggie De Block.

1.

Pour qui ?

Ces comprimés sont désormais destinés aux personnes vivant dans un périmètre de 20 kilomètres autour d’une installation nucléaire (10 kilomètres pour l’Institut national des radioéléments de Fleurus) et aux groupes cibles plus vulnérables, soit les enfants jusqu’à 18 ans, les femmes enceintes et celles qui allaitent.

Chaque citoyen peut toutefois aller chercher des pilules d’iode car aucune vérification ne sera opérée par le pharmacien. Les personnes âgées de plus de 40 ans ou présentant une allergie ou une hypersensibilité à l’iode sont, elles, invitées à consulter leur médecin traitant.

Les collectivités qui s’occupent de bébés et d’enfants, telles que les crèches, les écoles, les garderies… sont également priées d’en acquérir par précaution mais celles-ci déplorent le manque d’information à ce sujet.

Les personnes possédant déjà des comprimés d’iode ne doivent pas les changer.

2.

À quoi servent les pastilles ?

Lors d’un accident nucléaire, de l’iode radioactif peut être émis, ce qui peut causer notamment un cancer de la glande thyroïde. «  En prenant au bon moment l’iode stable, la glande thyroïde se sature ce qui empêche la captation d’iode radioactif », indiquent les autorités. Cela n’offre toutefois aucune protection contre d’autres substances radioactives. Si un accident nucléaire se produit, se mettre à l’abri reste donc la meilleure protection.

 
 
 
 
 
 

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